Pierre Blanchard

Élements biographiques

Pierre Blanchard,  Le naufrage ou L'ile déserte (1841)

“ Hélas ! le pauvre Philippe n'avait pas de pire ennemi que lui-même. Au lieu de se résigner avec courage à ce qu'il savait être inévitable, et de remplir ses devoirs, de manière à s'attirer les égards de tout l'équipage, au lieu de chercher à adoucir par sa bonne conduite la haine du comte, il se laissa tellement aigrir par le désir de la vengeance, que ni la crainte ni les menaces ne pouvaient ni l'effrayer ni l'adoucir. Le malheur et la souffrance ne faisaient que le rendre plus furieux et plus désespéré ”
Source : Gallica

Pierre Blanchard,  Le nouvelliste de la jeunesse (1837)

“ Le cygne vient comme un vaisseau flottant dans l'air; son cou, d'une blancheur de neige, étendu en avant, l'œil étincelant d'inquiétude.
Le mouvement précipité de ses deux ailes suffit à peine à soutenir la masse de son corps ; et ses pattes, qui se reploient sous sa queue, disparaissent à l'œil. Il approche lentement, victime dévouée. Un cri de guerre se fait entendre.
L'aigle part avec la rapidité de l'étoile qui file ou de l'éclair qui resplendit. Le cygne voit son bourreau , abaisse son cou , décrit un demi-cercle, et manœuvre dans l'agonie de la crainte, pour échapper à la mort.
”
Source : Gallica

Pierre Blanchard,  Le naufrage ou L'ile déserte (1841)

“ Tandis qu'Arthur se livre à ces tristes idées, une inspiration subite l'éclairé. Il se jette à genoux, et porte un regard vers le Ciel. « Mon Dieu , dit-il en joignant les mains, qui m'avez si souvent exaucé lorsque je vous priais à Beauvoir pour mon père, et dans lequel mon aïeul m'a appris à me confier , n'abandonnez point un enfant égaré. Envoyez votre ange devant moi; qu'il me dirige comme il a dirigé le jeune Tobie, et qu'il me rende à mon père. »
Après cet acte de piété, Arthur se sentit plus calme et l'espérance rentra dans son coeur.
”
Source : Gallica

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