Mme R. Bolle

Élements biographiques

Mme R. Bolle,  Souvenirs de l'oncle William, histoire d'une famille naufragée… (1860)

“ Je ne dirai point comment nous passâmes cette nuit, cela me serait impossible ; tout ce dont je puis me souvenir, c'est qu'on me mit une rame dans les mains et que, poussé par une puissance extraordinaire, je nie mis à ramer de toute la vigueur dont un enfant de mon âge peut être capable.
Aux premières lueurs de l'aurore, nous distinguâmes un banc de sable entouré de brisants, et plus loin, la terre. « Terre! » nous écriâmesnous tous à la fois.
— Vous avez donc été sauvé, oncle William, s'écria Emilie en battant des mains.
Eugène se mit à rire.
”
Source : Gallica

Mme R. Bolle,  Le Bon vieux temps, ou les Premiers protestants en Auvergne… (1862)

“ Lorsque le jour commença de paraître, et qu'on aperçut la plairie libre d'ennemis, la joie fut extrême dans la ville. Elle n'était pas universelle pourtant, bien des gens soignaient les blessés et d'autres pleuraient les morts. Victor avait reçu une blessure qui eut assez de pouvoir sur le coeur de Colette pour la décider à l'épouser après sa guérison, ce qu'il avait par conséquent une double raison de hâter le plus possible. On retrouva le corps de Fabien dans les rangs des ennemis, ce qui aggrava le chagrin de son père et de sa soeur, Marceline était l'objet de la plus vive compassion. ”
Source : Gallica

Mme R. Bolle,  Le Bon vieux temps, ou les Premiers protestants en Auvergne… (1862)

“ La mère Suzanne pleurait son pauvre enfant innocent, incapable d'agir par lui-même, et elle cherchait à se consoler en l'ensevelissant selon les rites de l'église à laquelle elle avait appartenu toute sa vie, avec des cierges à la tête et aux pieds, un crucifix sur la poitrine et de l'eau bénite à côté du lit. Les allées et venues de tant d'amis officieux lui plaisaient au lieu de la troubler, sa douleur était bavarde et sociable, pendant que Colette, son tablier sur les yeux, était assise auprès de la couche de Marceline, le faible bras de sa tante autour de son cou. ”
Source : Gallica

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