Edward John Trelawny

Élements biographiques

Portrait de Edward John Trelawny Edward John Trelawny,  Un Cadet de Famille, v. 2/3

“ La capricieuse variation de la lumière que répandait la lune, tantôt claire, tantôt ténébreuse, entrava mes recherches, et je ne découvris rien.
—Ma foi, dis-je en moi-même, si c'est un ennemi, qu'il approche... Si c'est un fantôme de mon imagination, je perds mon temps: c'est un tort.
Et je repris ma course.
Quand la lune éclaira de nouveau la vaste solitude dans laquelle je marchais, j'aperçus entre moi et la mer l'échaudoir public, et un peu plus loin un terrain sur lequel un vaisseau avait été construit; un demi-mille plus loin, entre le chantier et la mer, mon proa était amarré.
”
Source : Gutenberg

Portrait de Edward John Trelawny Edward John Trelawny,  Un Cadet de Famille, v. 1/3

“ Les premiers instants de ces terribles scènes me surprenaient parfois endormi; mais au bruissement des vagues je me réveillais, et, avec la fougue irréfléchie de la jeunesse, je m'élançais sur le pont pour grimper dans les cordages, et ma voix était souvent la seule qui répondît à la trompette d'Aston.
Je me sentais à l'aise; j'étais heureux dans ce désordre de l'atmosphère, dans ce bouleversement de la nature. Je faisais aux vents en fureur, aux vagues en révolte, une sorte de guerre, et ces luttes faisaient battre mon cœur et couler en flots de vif-argent le sang de mes veines.
”
Source : Gutenberg

Portrait de Edward John Trelawny Edward John Trelawny,  Un Cadet de Famille, v. 3/3

“ Il n'y a point de vaisseau qui soit si mal adapté pour un climat chaud qu'un schooner; il lui faut beaucoup d'hommes pour la manœuvre, et, pour le contenir, il a beaucoup moins de place que tout autre bâtiment.
Comme les calmes de la vie, les calmes de la mer sont passagers et rares; il faut toujours qu'une brise, qu'une rafale ou une tempête suive son repos. Bientôt, aussi tendres que la voix d'un amoureux, les vents vinrent caresser les vagues endormies, et nous passâmes doucement le long du rivage pour gagner notre ancrage près de Balamhua, en dedans de l'île d'Abaran.
”
Source : Gutenberg

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