Résumé

Various L'Illustration, No. 3675, 2 Août 1913

Prier pour qu'ils aillent à Sofia, pour que les Grecs soient victorieux, pour... ne faire qu'un avec ces soldats... Communier à la même coupe d'héroïsme et de douleur. Je vais de brancard à brancard. Ils me sourient gentiment. «As-tu de la famille?--Oui, mais maintenant, la famille...» Ils en parlent comme d'une chose lointaine, à laquelle ils pensent peu. «Alors, vous êtes victorieux?» Aussitôt leurs yeux s'allument; c'est bien la seule question qui leur va au cœur. Elle prime tout, maintenant, la victoire ailée de la Grèce.
Source : Gutenberg

Various L'Illustration, No. 3675, 2 Août 1913

Des doigts, des bras, des pieds, sont arrachés, jetés pêle-mêle. Elle hache, la baïonnette bulgare! Et ce hachis humain, ces masses qui n'ont plus de forme, les Bulgares les regardent. Ils ricanent, ils se redressent... Comme ils sont braves, les soldats du roi Ferdinand, les «Japonais de l'Europe», les «Prussiens des Balkans»!...
Mais voici l'armée grecque!... Les cadavres restent, les assassins s'enfuient. Et le blessé raconte: «Après la première blessure, j'ai fait le mort. Quand ils sont partis, je me suis levé: les soldats grecs étaient là.»
Source : Gutenberg

Various L'Illustration, No. 3675, 2 Août 1913

La haine contracte leurs traits. Ils sont contents des flammes, contents de voir des morts, du sang. Une femme, une vieille bulgare, se sauve, vraie ruine, du milieu des ruines. Sa maison vient de prendre feu. Elle lève les mains vers le ciel, appelle la malédiction de Dieu et serre contre sa vieille poitrine une malle d'osier... Les soldats rient... «Aide la femme, dis-je, à sauver ses affaires, soldat.--Madame, non!... malgré le respect que je te dois; cette femme est bulgare; elle abritait des comitadjis qui tuaient les femmes et les enfants grecs et brûlaient les villages.»
Source : Gutenberg

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