Joris-Karl Huysmans

Joris-Karl Huysmans

La Bièvre (1890)

Résumé

Portrait de Joris-Karl Huysmans Joris-Karl Huysmans La Bièvre (1890)

Audessus de la Bièvre, les terrasses des séchoirs, les parapets en moucharabis des fabriques se dressent inondés de froides lueurs ; des vermicelles d'argent frétillent sur le cirage liquéfié de l'eau ; l'immobile et blanc paysage évoque l'idée d'une Venise septentrionale et fantastique ou d'une impossible ville de l'Orient, fourrée d'hermine. Ce n'est plus le rappel de l'ancien Paris, suggéré par la ruelle des Gobelins , -si proche ; ce n'est plus la hantise des loques héraldiques et des temps nobiliaires à jamais morts.
Source : Gallica

Portrait de Joris-Karl Huysmans Joris-Karl Huysmans La Bièvre (1890)

Dix-septième siècle.
clignotent au bout d'une corde, le paysage se heurte dans l'ombre et éclate en une prodigieuse eau-forte ; l'admirable Paris d'antan renaît, avec ses sentes tortueuses , ses culs-de-sac et ses venelles, ses pignons bousculés, ses toits qui se saluent et se touchent ; c'est, dans une solitude immense, la silencieuse apparition d'un improbable site dont le souvenir effare, lorsqu'à
trois pas, le long de casernes neuves, la foule déferle sous des becs de gaz et bat, sur les trottoirs, en gueulant, son plein.
Source : Gallica

Portrait de Joris-Karl Huysmans Joris-Karl Huysmans La Bièvre (1890)

ÉGLISE SAINT-VICTOR, PAR SYLVESTRE Dix-septième siècle.
chaussés de sabots, grouillent, pêle-mêle avec des chiens; des femmes, ignoblement enceintes, traînent de juteuses espadrilles chez des marchands de vin ; la vie se confine dans ce coin de la Bièvre dont les eaux grelottent le long de ses quais empâtés de fange.
Source : Gallica

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