Erckmann-Chatrian

Résumé

Erckmann-Chatrian Le mal du pays à Paris

Oui, j’étais dans l’admiration en regardant cette bâtisse, où s’étaient accomplies de si grandes choses ; je comprenais mieux l’histoire que m’avait prêtée le vieux Perrignon, je me représentais ces révolutionnaires, et je pensais : « C’étaient d’autres hommes que nous ! Depuis des années et des années nous serons tous en poussière, on ne saura pas même que nous avons existé, et d’eux on parlera toujours, ils seront toujours vivants ! »
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Erckmann-Chatrian Le mal du pays à Paris

Au bas de la vieille rue en pente, où pas une voiture ne passait, à droite d’une mairie, à gauche d’une fontaine toute neuve et blanche, la fontaine Cuvier, avec le lion où s’appuie une femme nue, l’aigle en l’air qui s’envole un mouton dans les griffes, et au-dessous tous les animaux de la création
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Erckmann-Chatrian Le mal du pays à Paris

La cage des serpents, derrière une file de vitres grises ; le vieil éléphant, derrière ses hautes palissades ; la girafe, avec sa tête de cheval au haut d’un cou de cigogne, et qui broute les feuilles sur des arbres de vingt pieds ; les bâtisses rondes en briques rouges ; les oiseaux de la Chine et d’ailleurs qui ressemblent à nos poules, à nos oies, à nos canards ; les aigles qui crient, en regardant à travers leurs barreaux les pigeons dans les nues, et qui veulent tout à coup s’envoler
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