Résumé

Portrait de Albert Giraud Albert Giraud Parnasse de la Jeune Belgique

Disperse au fond du ciel sa pensive âme d’or.
Les rêves du passé tournent dans la lumière ;
La campagne est muette et l’horizon s’endort.
Loin, très loin, tout là-bas, dans la paix du dimanche,
Comme un cœur solitaire effrayé par la nuit
Et prêt à se briser d’amertume et d’ennui,
Lentement, lentement un vieil orgue s’épanche,
Comme un cœur solitaire effrayé par la nuit,
Loin, très loin, tout là-bas, dans la paix du dimanche.
Ô cruelle douceur des baisers défendus !
Ô douce cruauté des lèvres qui dédaignent !
Je vous entends vibrer dans ces rhythmes qui saignent !
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Portrait de Albert Giraud Albert Giraud Parnasse de la Jeune Belgique

Un rêve inviolé fleurit tes yeux candides ;
Ton rire a la langueur des anciens violons ;
Mais sous l’orgueil du sang, des mots fiers et splendides
Se cabrent dans ta voix comme des étalons !
Roulant la moire et l’ambre en ses ondes sonores,
Ta voix m’évoque un fleuve éclatant et vermeil
Où cinglent, imbibés de couchants et d’aurores,
Des vaisseaux somptueux tout noirs sur le soleil.
Roulant la moire et l’ambre en ses ondes sonores,
Ta voix m’évoque un fleuve éclatant et vermeil.
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