Albert Giraud,
Parnasse de la Jeune Belgique
“ Disperse au fond du ciel sa pensive âme d’or. Les rêves du passé tournent dans la lumière ; La campagne est muette et l’horizon s’endort. Loin, très loin, tout là-bas, dans la paix du dimanche, Comme un cœur solitaire effrayé par la nuit Et prêt à se briser d’amertume et d’ennui, Lentement, lentement un vieil orgue s’épanche, Comme un cœur solitaire effrayé par la nuit, Loin, très loin, tout là-bas, dans la paix du dimanche. Ô cruelle douceur des baisers défendus ! Ô douce cruauté des lèvres qui dédaignent ! Je vous entends vibrer dans ces rhythmes qui saignent ! ”
