Résumé

En présence des poursuites intentées… (1881)

Donc, en entrant, je vis le bey, son fils, et au milieu d'un groupe de têtes graves et barbues, un homme qui ne se distinguait des autres que par son accent méridional. Cet homme assez grand de taille, la tête ornée d'une barbe inculte et bien peignée avait l'air de jouer du violon sur un meuble appartenant au bey. Je reconnus là l'instinct qui pousse les races du midi à jouer de la musique avec tout ce qui leur tombe sous la main. Mais ce qui me fait deviner surtout un Italien, ce furent les quelque bribes de macaroni qui étaient suspendues aux poils lustrés de sa barbe d'ébène.
Source : Gallica

En présence des poursuites intentées… (1881)

Un flot d'indignation monta dans les veines des ministres, tel le mercure dans le tube d'un thermomètre exposé au soleil du grand désert.
— Tous les cheveux se hérissèrent.
— Le grand Vizir, rompant le silence lugubre qui régnait alors dans cette enceinte encore remplie des parfums mêlés du moka et du regalia, fit entendre le rugissement de sa voix de tonnerre et dit :
— Le sultan l'a dit : Notre drapeau a subi une injure que le sang seul peut laver ; il est souillé ! Trempons le pour le blanchir de cet affront, dans le sang noir des Kroumirs.
Source : Gallica

En présence des poursuites intentées… (1881)

Si je me trompe qu'Allah me pardonne !
— Le Sultan de Paris, fumait un regalia dans son divan en compagnie du grand vizir. Tout était calme dans la nature. Le rossignol chantait dans les bosquets qui entourent le palais. Le bruit seul des omnibus de Courcelles troublait parfois le désert de Paris. Le grand vizir qui tenait un akbar dans ses mains potelées poussa tout à coup un épouvantable rugissement :
— Des pillards africains, dit-il, viennent de massacrer un de nos nationaux, qui était de garde.
Source : Gallica

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