Anatole Leroy-Beaulieu,
Revue des Deux Mondes
“ Lorsque l’empereur Alexandre II est monté sur le trône, il avait devant lui une tâche indiquée par les circonstances et toute tracée d’avance, devant laquelle il lui était interdit de reculer. Alexandre III se trouve en face d’une tâche non moins clairement indiquée et non moins urgente. Comme son père était destiné à faire l’émancipation des serfs, il est manifestement appelé à faire l’émancipation politique. On assure qu’il n’en a lui-même jamais douté. Tout retard de sa part à remplir cette noble vocation serait funeste au pays et à lui-même; les délais ne profiteront qu’au nihilisme. ”
