Antonin Thivel

Élements biographiques

Antonin Thivel Le secret de la Maison-Forte (1880)

Que je suis heureuse ! disait au
peintre Marguerita. Votre Dieu, qui est aussi le mien, je vous l'assure, me comble de tant de faveurs que je veux l'aimer beaucoup, l'aimer toujours !. Je ne croyais pas qu'il fut si facile de marcher dans cette voie. Je me sens plus calme; mes idées sont devenues plus nettes, mes pensées plus élevées, mon cœur plus satisfait. Et si dans mon esprit s'élève quelque doute, je fais une prière, et, comme un rayon de soleil dissipe les nuages, de même la lumière se fait en mon âme. Combien ceux qui ne savent pas prier sont à plaindre !
Source : Gallica

Antonin Thivel L'Orient : tableau historique et poétique de l'Égypte (1880)

La ville de Thèbes était assise sur les deux rives du Nil ; au loin les montagnes formaient un vaste cirque. Cette plaine était d'une extrême fertilité, ce qui ajoutait à la magnificence de la ville et à la beauté des palais, car les arbres, les plantes rares, les fleurs, sont l'ornement naturel des œuvres de l'homme ; l'eau ruisselait de toutes parts dans la ville, comme aujourd'hui à Damas, et l'eau, sous le ciel d'Egypte, produit des merveilles. Aussi on l'avait amenée de très loin pour qu'elle pût jaillir dans les fontaines publiques.
Source : Gallica

Antonin Thivel Le secret de la Maison-Forte (1880)

Le jour du départ du peintre, Mar - guerita était assise au soleil, non loin d'un grand massif de lauriers du Portu - gal. Le petit pâtre dessinait la barque et la voile ; sa maîtresse lui donnait des conseils et l'enfant, doué d'une vive intelligence et d'une merveilleuse aptitude, faisait de rapides progrès.
Marguerita aimait à donner des leçons à l'élève en souvenir du maître.
Ce jour-là le soleil était splendide, le ciel pur; les fleurs du jardin exhalaient de douces senteurs ; tout était exubérance dans la nature.
Le cœur de Marguerita battait à la
pensée de son fiancé.
Source : Gallica

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