Résumé

Notice sur le général Benaïad, sa famille et son administration à Tunis (1853)

La source de la fortune du général Benaïad n'est donc pas et ne peut pas être dans l'abus vrai ou faux du pouvoir qu'il aurait exercé. Elle était antérieure à ce pouvoir, elle était éclatante et publique avant qu'il l'exerçât. Qu'on lui permette toutefois une réflexion. L'accuser d'avoir si longtemps et si odieusement dépouillé le pays, n'est-ce pas en même temps porter une atteinte offensante au caractère du Bey lui-même, à son intelligence, à sa capacité de gouvernant. Le Bey est absolu dans ses États, rien ne limite sa puissance. Il tient à sa discrétion les biens de ses sujets.
Source : Gallica

Notice sur le général Benaïad, sa famille et son administration à Tunis (1853)

Le général Benaïad répète en un mot que, par le fait de ses perfectionnements administratifs et de ses innovations industrielles, les revenus de l'État tunisien ont été accrus d'une somme qu'il doit évaluer à 10 millions de piastres; et quand on songe à la modicité du budget de Tunis, il faut bien convenir que cet accroissement est énorme.
Est-ce là dévorer les finances d'un État?
Le général Benaïad a le droit de dire au contraire qu'il a rendu à ces finances des services signalés. A mesure que les fermes du gouvernement tombent en ruines, il les recueille et les relève.
Source : Gallica

Notice sur le général Benaïad, sa famille et son administration à Tunis (1853)

Il y naturalise des industries importantes qui n'existaient pas ; il crée du travail et des salaires pour les populations qui vivent de leur travail quotidien. Il aide la consommation et, par conséquent, la vente des produits agricoles du pays. La circulation monétaire est frappée d'un discrédit profond et désastreux , il rend sa moralité et son crédit à cette branche
importante de l'administration publique, à ce signe essentiel des fortunes privées.
Source : Gallica

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