Résumé

Anonyme Tunis et la Tunisie

Dès que la douane a terminé sa visite, le voyageur descend dans l’une des nombreuses barques que viennent offrir des Arabes, des Maltais et des Italiens. Bientôt, la barque s’engage dans un étroit canal sur les bords duquel sont élevées les fortifications, les seules sérieuses de la régence. Elles font le tour de la ville et, dans un désordre inexprimable, on aperçoit derrière de larges embrasures des pièces de tous calibres négligemment élevées sur leurs châssis. Pièces de côtes, pièces de sièges, pièces de campagne ; tout est pêle-mêle.
Source : Wikisource

Anonyme Tunis et la Tunisie

C’est l’église catholique, la seule qui existe dans la ville. Ancienne mosquée turque, l’intérieur est admirable en tableaux et en ornements sacrés. Elle est desservie par des moines italiens et maltais, dont le chef est un évêque in partibus, de nationalité italienne. À une centaine de mètres de l’église, commence le bazar le plus important de la régence. On y rencontre tous les types qui composent la population indigène de la ville.
Source : Wikisource

Anonyme Tunis et la Tunisie

La vie y est à bon marché, mais les salaires y sont insignifiants. Autant l’animation est grande dans la journée, autant le soir la ville ressemble à une nécropole. À huit heures, le clairon de service au poste de police sonne la retraite, et ce en imitant, par de nombreux couacs, notre extinction des feux. Aussitôt après, la ville devient entièrement déserte.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature