Résumé

Paul Lapie Les civilisations tunisiennes… (1898)

Les Arabes tiennent à leurs coutumes pourtant la
famille musulmane est déjà modifiée. En fait, la polygamie n'est plus qu'une exception. Il est vrai qu'elle est toujours approuvée par les hommes et par les lois. Aucun « Vieux Musulman » n'est persuadé qu'elle soit immorale. Les Arabes croient volontiers qu'elle est un préventif contre l'adultère et la débauche ils expliquent, ils excusent les mauvaises mœurs des Européens par la monogamie: à les entendre, nous serions tous monogames en droit mais polygames en fait: n'est-il pas préférable, disent-ils, d'accorder les mœurs et les lois?
Source : Gallica

Paul Lapie Les civilisations tunisiennes… (1898)

Est-il donc impossible de développer dans l'àme arabe le goût de l'avenir et de faire sentir aux Israélites la poésie du passé? Pour transformer ces âmes, il ne suffit pas d'instruire les enfants des deux peuples. Tant que les adultes eux-mêmes n'auront pas pris de nouvelles habitudes mentales, nos efforts pour modifier l'esprit de l'enfant seront vains: à la sortie de l'école, l'influence des aînés détruira notre œuvre. En outre, nous ne pouvons donner aux enfants qu'une science élémentaire et utilitaire: elle produit des vaniteux et demain produira des déclassés.
Source : Gallica

Paul Lapie Les civilisations tunisiennes… (1898)

Sans doute on ne trouve plus guère de poètes on ne compose plus à Tunis que des pièces de circonstance à la promotion d'un professeur, à la mort d'un grand personnage ou d'un ami, un élève, un protégé, un ami tourne un compliment ou une élégie ce sont les seuls genres usités. Mais s'ils négligent la poésie, les Arabes tunisiens adorent le conte. Tous les soirs, jusqu'à une heure tardive, on peut entendre, dans les rues désertes, s'élever une voix monotone celle du lecteur d'un café maure.
Source : Gallica

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