Casimir Frégier

Résumé

Casimir Frégier Les Juifs algériens, leur passé… (1865)

Peu importe que l'hypothèque soit du droit civil ou du droit des gens. Fût-elle de droit civil, telle est la faveur accordée par tous les législateurs au mariage, qu'il ne faudrait pas hésiter à compter l'hypothèque légale parmi les droits civils dont le Code Napoléon n'a nullement entendu priver les étrangers. — La loi française n'est pas une loi envieuse et jalouse. Ce qu'elle ne dénie pas formellement, elle l'accorde tacitement; elle permet ce qu'elle ne défend pas. A ses yeux, l'incapacité civile est l'exception, la capacité civile est la règle.
Source : Gallica

Casimir Frégier Les Juifs algériens, leur passé… (1865)

Pourquoi n'en serait-il pas de même en Algérie ? Et pourquoi, frappés de la sagesse de notre Droit, les Musulmans ou Israélites algériens qui voudraient profiter de ses bienfaits, ne pourraient-ils pas voir toute barrière s'abaisser devant eux, et placer leurs biens et leurs contrats sous l'égide de notre loi?
Voilà l'objection! Voici notre réponse : En tout et pour tout, nos adversaires voudraient pour le Français et le Juif algériens unité de droit et de législation, et que là où elle n'existe pas, cette unité dépendît, dans une certaine mesure, de la volonté de l'homme.
Source : Gallica

Casimir Frégier Les Juifs algériens, leur passé… (1865)

N'en serait-ce pas assez pour convaincre l'Arabe que notre liberté de conscience n'est pas un vain mot, et que si nous distinguons la patrie politique de la patrie religieuse, les choses du culte des choses de la loi, — le droit civil du droit religieux, — ce n'est ni parce que nous n'estimons pas la religion ce qu'elle vaut, ni parce que nous l'abaissons au niveau d'une loi purement humaine, — mais bien parce que pour nous, autre est la loi de Dieu, autre est la loi du Sultan, — autre notre vénération pour celle-ci, autre notre respect pour celle-là.
Source : Gallica

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