Résumé

E. Thamner Six semaines dans l'Atlas : notes d'un touriste (1872)

Cette partie de la ville, désignée en général sous le nom de Kasbah, se compose d'un lacis de ruelles étroites et escarpées formant un labyrinthe presqu'inextricable. Les maisons superposées pour ainsi dire les unes aux autres, escaladant le flanc de la montagne et comme accrochées aux sinuosités du roc, laissent, dans leurs intervalles, des passages étroits et tortueux, pleins de ressauts imprévus, d'escaliers et de pentes glissantes. A tous moments se présentent des culs-de-sac ou des voûtes sombres, aboutissant à des cours intérieures et qui vous forcent à rebrousser chemin.
Source : Gallica

E. Thamner Six semaines dans l'Atlas : notes d'un touriste (1872)

La route s'élève en serpentant sur des pentes abruptes, traverse des bois de frênes, d'oliviers et de figuiers, ou bien taillée dans le flanc du roc, domine d'immenses étendues. Les eaux claires des sources descendent les pentes des collines et tracent sur leur passage un long chemin de verdure. Dans le fond des vallées, à 500 ou 400 mètres de profondeur, partout où les torrents d'hiver ont amoncelé la terre, ouïes sources s'épanchent, où les vents du Nord ne soufflent pas, la végétation est verte et serrée, comme dans une forêt de France au printemps.
Source : Gallica

E. Thamner Six semaines dans l'Atlas : notes d'un touriste (1872)

Ce banc servait à la fois de table et de divan, et quelques Arabes retardataires s'y trouvaient encore installés : les uns accroupis, le dos appuyé au mur, d'autres assis, les jambes pendantes; d'autres couchés sur le côté et appuyés sur le coude.
Tous, silencieux et immobiles, lançaient des bouffées de fumée au plafond et humaient lentement la petite tasse de café servie devant eux. Le voile blanc, serré autour de la tête par une corde de poil de chameau, faisait ressortir le ton bronzé de leur mâle visage, encadré d'une courte barbe noire, taillée en pointe.
Source : Gallica

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