Aristide Roger

Aristide Roger

Résumé

Portrait de Aristide Roger Aristide Roger Votre histoire et la mienne (1874)

On a fait du cœur le siège de l'amour, du courage, du dévouement, de la bonté, de plusieurs qualités enfin qui n'ont jamais eu rien de commun avec cet organe, et chaque jour encore on le confond avec l'estomac, quand on dit, par exemple, durant une digestion pénible : J'ai mal au cœur.
— Eh mais, interrompit M. Verdier, à quoi nous sert donc ce viscère, s'il ne remplit pas le rôle que nous lui connaissions ?
— Il fait bien plus de travail que vous ne pensez, reprit M. Molène. Le cœur est, pour ainsi dire, la maison, la résidence centrale du sang
Source : Gallica

Portrait de Aristide Roger Aristide Roger Votre histoire et la mienne (1874)

Les globules étant, comme je vous l'ai dit, la monnaie du sang, restent à la bataille, la teinte vermeille disparaît, les vieux matériaux et les détritus que le sang emporte, le noircissent et l'épaississent ; et le bonhomme perd peu à peu toutes ses qualités. Alors, comme il n'a rien de mieux à faire, il prend le parti de retourner vers le cœur qui l'enverra se régénérer dans le poumon, et pour cela il passe tranquillement dans les veines qui le déchargeront dans l'oreillette droite ; il devient sang veineux, de sang artériel qu'il était.
Source : Gallica

Portrait de Aristide Roger Aristide Roger Votre histoire et la mienne (1874)

Quand on vous sert un filet de bœuf, c'est une portion des muscles dorso-lombaires de cet animal que l'on offre à votre appétit. Dans la côtelette, vous mangez une tranche de la masse musculaire qui longe la colonne vertébrale du mouton ; dans le gigot, vous coupez les muscles de la cuisse et de la jambe ; lorsqu'on vous présente un aloyau vous avez à savourer, bienheureux mortel, le muscle le plus délicat chez tout animal, celui qui s'étend du diaphragme à la cuisse en traversant le bassin, et que les savants ont nommé le muscle psoas.
Source : Gallica

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