Napoléon Roussel,
Mon voyage en Algérie raconté à mes enfants
(1852)
“ Nous étions bien loin de soupçonner ce qui venait de se passer, et quand nous vîmes sur notre gauche, près du marabout, cette troupe de eavaliers arabes, nous poussâmes tous un cri de joie ! JULES : Mais, papa, il n'y avait pas de quoi se réjouir ; vous deviez avoir peur ? LE PÈRE : Tout à l'heure, selon toi, nous avions tort de craindre à Bouffaric ; maintenant, selon toi encore, nous avons tort d'être rassurés dans la plaine. Mais, mon ami, tu oublies encore que la peur et la joie ne viennent pas toujours d'un danger ou d'un bonheur réels, mais de celui que l'on croit exister. ”
