Résumé

Portrait de Napoléon Roussel Napoléon Roussel Mon voyage en Algérie raconté à mes enfants (1852)

Nous étions bien loin de soupçonner ce qui venait de se passer, et quand nous vîmes sur notre gauche, près du marabout, cette troupe de eavaliers arabes, nous poussâmes tous un cri de joie !
JULES : Mais, papa, il n'y avait pas de quoi se réjouir ; vous deviez avoir peur ?
LE PÈRE : Tout à l'heure, selon toi, nous avions tort de craindre à Bouffaric ; maintenant, selon toi encore, nous avons tort d'être rassurés dans la plaine. Mais, mon ami, tu oublies encore que la peur et la joie ne viennent pas toujours d'un danger ou d'un bonheur réels, mais de celui que l'on croit exister.
Source : Gallica

Portrait de Napoléon Roussel Napoléon Roussel Mon voyage en Algérie raconté à mes enfants (1852)

Voilà toujours ce que vous faites, mes enfants : vous êtes sages en promesses, autant qu'on veut, et plus qu'on ne veut; mais dès qu'il faut faire ce que vous avez promis, c'est une toute autre affaire.
ADOLPHE : Oh! papa, papa, c'est pas ça. L'histoire, l'histoire !
LE PÈRE : Soit. Quelle couleur la voulezvous?
JULES : Bien amusante; qui fasse bien rire, et aussi un peu pleurer.
ADOLPHE: Moi, je voudrais une histoire vraie. Papa, raconte-nous ce que tu as vu ; quelque chose qui te soit arrivée à toi-même. Tu sais bien, les Bédouins, les Arabes que tu as vus en Afrique?
Source : Gallica

Portrait de Napoléon Roussel Napoléon Roussel Mon voyage en Algérie raconté à mes enfants (1856)

JULES. Oh ! alors je ne le ferai plus.
LE PÈRE. Le meilleur moyen d'y réussir, c'est de savoir bien par coeur ce que tu dois me réciter ; car rien n'engage un enfant à se balancer, comme de ne savoir pas ce qu'il doit dire.
ADOLPHE. Papa, voilà l'école ; mais la fête ?
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LE PÈRE. C'est juste, la voici. C'est le jour de l'An des nègres, c'est-à-dire le jour où ils courent les rues chantant, dansant, faisant de la musique, le tout pour obtenir des étrennes. Ces figures noires, ces bras noirs, ces jambes noires ressortent d'autant plus noirs ce jour-là, qu'ils sont vêtus de blanc.
Source : Gallica

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