Charles Desprez, Alger naguère et maintenant, par Charles Desprez (1868)
“ Mais, direz-vous encore, si le premier mal de mer peut inspirer à un homme tant de dégoût et de terreur qu'il se refuse absolument a en affronter un second, le profit n'en doit-il pas être partagé par la colonie ? Car enfin on court aussi bien la chance de souffrir en venant ici qu'en s'en retournant. Eh ! pour quoi comptez-vous le coeur humain ? Il n'est maux si grands, si certains qui puissent nous tenir éloignés de la patrie. Tandis que pour une fantaisie, pour la fortune, pour le bonheur même, on marchandera les épreuves. A Alger, nostalgique, vous partez malgré vent et marée. ”
