Raoul Bergot

Résumé

Raoul Bergot L'Algérie telle qu'elle est (1890)

Tous étaient levés de bonne heure le lendemain matin, et, après le café, la voiture de la veille vint les prendre pour leur faire faire le tour de l'oasis de Biskra.
Sortie de la ville, la route entre sous les palmiers qui s'élèvent, dans toute l'oasis, comme un bois, une forêt de chênes; en France. Elle traverse des champs d'orge, déjà épiée ; tout le sol est vert, d'un vert superbe. L'effet de ces couleurs dans leur crudité, le vert des champs, le vert des palmiers, le blanc des burnous des Arabes que l'on croise, le bleu implacable du ciel, est incroyable.
Source : Gallica

Raoul Bergot L'Algérie telle qu'elle est (1890)

Le plus grand est encore la danseuse, quand elle est jolie, jeune et facile, qu'elle est revêtue d'un beau costume, composé d'une gandoura de soie ou de laine, bien serrée aux reins souples, formant des plis gracieux qui s'harmonisent avec les mouvements ondoyants du corps.
Du reste, la danse spéciale des Ouled-Naïl n'est pas celle qu'on voit au café, en public.
Les oreilles rompues, un peu désenchantés, puis mal à l'aise au milieu de cette foule, d'Arabes qui, tout de suite, avaient envahi le café, les Français payèrent leur tasse, sortirent et les danseuses s'en allèrent.
Source : Gallica

Raoul Bergot L'Algérie telle qu'elle est (1890)

Elle n'est ni gaie ni joyeuse, ni affectueusement câline ; jamais elle n'éprouvera l'insouciance du plaisir vrai et indifférent à tout. Elle est fausse, hypocrite par tempérament, menteuse et outrée dans ses actes, dans ses passions ; c'est bien le type de la cabotine, c'est la femme qui joue un rôle. La marque définitive de toute la race, du reste, est l'outrance, le toupet, l'audace inconsciente, le délire dans la réclame. Le théâtre est son terrain. Le feu de la rampe, qui paralyse l'acteur instruit et intelligent, électrise la Juive.
Source : Gallica

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