Raoul Bergot, L'Algérie telle qu'elle est (1890)
“ Tous étaient levés de bonne heure le lendemain matin, et, après le café, la voiture de la veille vint les prendre pour leur faire faire le tour de l'oasis de Biskra. Sortie de la ville, la route entre sous les palmiers qui s'élèvent, dans toute l'oasis, comme un bois, une forêt de chênes; en France. Elle traverse des champs d'orge, déjà épiée ; tout le sol est vert, d'un vert superbe. L'effet de ces couleurs dans leur crudité, le vert des champs, le vert des palmiers, le blanc des burnous des Arabes que l'on croise, le bleu implacable du ciel, est incroyable. ”
