Jacques Boucher de Perthes

Jacques Boucher de Perthes

Résumé

Portrait de Jacques Boucher de Perthes Jacques Boucher de Perthes Voyage en Espagne et en Algérie… (1859)

Alger, —La Kasha.
Rafraîchi par le bain, je voulus, en dépit de mes écorchures qui, par l'effet du sel, me piquaient fort, tenter l'escalade de la ville maure, que je voyais en éventail se dresser devant moi. Malgré les mille et mille détours de ses rues étroites, ici je ne pouvais pas me perdre: il ne s'agissait que de monter toujours.
Dans les ruelles obscures, je m'attendais à ne trouver que des masures, et ce n'est pas sans surprise que je vois ces entrées, petites en apparence, construites en marbre précieux, taillées en ogives et souvent ornées d'arabesques du travail le plus délicat.
Source : Gallica

Portrait de Jacques Boucher de Perthes Jacques Boucher de Perthes Voyage en Espagne et en Algérie… (1859)

Le soir, après avoir traversé la Puerta del Sol, petite place, où, jour et nuit, le peuple, en ce moment, tient ses assises, je suis la rue d'Alcala qui me conduit au Prado. Cette promenade, où tant de romanciers ont fait naître les amours de leurs héros, est la seule ressource des désoeuvrés depuis la fermeture des théâtres. Tout ce qui restait encore à Madrid de la foule élégante, s'y trouvait. Les femmes y étaient beaucoup plus nombreuses que les hommes. Quant aux équipages et aux cavaliers, on pouvait les compter : la richesse se cache, quand la pauvreté règne.
Source : Gallica

Portrait de Jacques Boucher de Perthes Jacques Boucher de Perthes Voyage en Espagne et en Algérie… (1859)

Le capitaine prend Tony, le chien et le chat et les enferme dans la cabine. Tony veut sortir ; il tombe, éteint la lampe et renverse une bouteille qui se casse. Le capitaine lui donne une correction et le rejette dans son trou.
Je me couche: je n'avais rien de mieux à faire. Ma valise, mon sac de nuit, recommencent à courir comme la veille ; le coffre du capitaine s'en mêle et vient battre en brèche le bord de mon lit; une tablette, servant de bureau, se détache et roule à son tour : c'est une danse diabolique, une scène de tables tournantes à tout rompre et briser. Leone se met à hurler.
Source : Gallica

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