A. R. de Lens,
Le Harem entr'ouvert
(1919)
“ Si Abd Er Rahman avait acheté Mabrouka pour la somme de vingt douros, en raison de son âge et de ses difformités. Et il louait Allah de cette acquisition, qui relevait l’éclat de sa maison aux yeux des gens, et rendait d’incontestables services.Car Mabrouka, en dépit de ses tares, était solide, travailleuse, et pleine d’expérience. Elle possédait mille secrets pour guérir les maux dont le serviteur [52] est affligé ; ranimer l’amour des maris inconstants ; rendre les femmes fécondes ou les frapper de stérilité, et enfin pour confectionner d’excellentes pâtisseries. ”
