Résumé

Portrait de John Hanning Speke John Hanning Speke Les Sources du Nil, journal de voyage du capitaine John Hanning Speke… (1865)

«il n'aime pas l'Ouganda, parce qu'on y tue les gens comme des poulets, et voudrait vivre à la côte d'où viennent les Vouangouana, qui, de tous les hommes à lui connus, sont certainement les mieux mis. » Ainsi raisonne Lugoï, à qui j'ai fait un costume avec une belle taie d'oreiller toute neuve, décorée de cordonnet noir, une ceinture de bindéra rouge, dans laquelle un poignard est passé, plus un fragment de couverture également rouge, qui tantôt lui sert d'épaulette, quand il porte mon fusil, tantôt, quand il veut s'asseoir, lui tient lieu du tapis en peau de chèvre.
Source : Gallica

Portrait de John Hanning Speke John Hanning Speke Les Sources du Nil, journal de voyage du capitaine John Hanning Speke… (1865)

Indiquant ensuite aux officiers la route qu'ils avaient à prendre,—car, d'après l'étiquette de l'Ouganda, aucun d'eux ne doit marcher derrière le roi,—il leur fit traverser une cour où ses femmes, redoutant la détonation des fusils, étaient allées se cacher. Là se trouvaient des palissades nouvellement élevées qui arrêtèrent un instant les gens de la troupe. Mais le prince lança d'une voix irritée l'ordre de marcher en avant, et cette masse d'hommes, se jetant à la fois sur l'obstacle, l'eut bientôt brisé, renversé, foulé aux pieds, comme fait l'éléphant des jeunes arbres qui gênent sa marche.
Source : Gallica

Portrait de John Hanning Speke John Hanning Speke Les Sources du Nil, journal de voyage du capitaine John Hanning Speke… (1865)

J'avais à peine achevé mon repas que je reçus ordre d'aller, avec tous mes Vouangouana et tous mes fusils , rejoindre le roi qui était à la chasse. Je le trouvai avec un nombreux état-major, femmes, officiers et pages, dans un jardin de bananiers, où il guettait assidûment le passage des oiseaux, tandis que ses musiciens s'épuisaient à le distraire. Il avait ajouté un turban à son costume anglais, et se plaignait que l'éclat du soleil lui fît mal aux yeux, — manière indirecte de me demander un chapeau, de feutre à larges bords, pareil à celui dont j'étais coiffé.
Source : Gallica

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