James Augustus Grant, Les sources du Nil : voyage des capitaines Speke et Grant… (1870)
“ I78 LES SOURCES DU NIL vant la reine une, grande auge de bois que l'on remplit de liqueur. S'il en jaillissait quelques gouttes à droite ou à gauche, les courtisans se les disputaient à l'instant même, tantôt balayant la terre de leur nez, tantôt la grattant de leurs ongles pour ne pas s'exposer à perdre un atome de ce liquide, qui représentait à leurs yeux une faveur émanée du trône. La reine elle-même, plongeant sa tête dans l'auge, s'abreuvait à la façon des animaux immondes, et ses grands officiers tinrent à honneur de lui succéder tour à tour. ”
