Ounyoro

Définition et enjeux

Portrait de Henry Morton Stanley Henry Morton Stanley,  Dans les ténèbres de l'Afrique… (1890)

“ Les hommes font entendre un murmure de mécontentement. — C'est l'Ounyoro ! Entre' nous et ces hautes terres, vastes et bleues, se creuse, je le sais, un abîme immense, et profond, où sommeille le lac Albert. Ni colline, ni crête, ni élévation; on ne voit que cette énorme masse d'un azur sombre; les pentes orientales des chaînes du nord et du sud plongent: à pic dans la vallée profonde. Et nos gens, en apercevant l'Ounyoro lointain de dire, tout confus : « Machallah! mais ce Nyanza s'éloigne à mesure que nous avançons!» ”
Source : Gallica

Constant Améro,  Les contrées mystérieuses et les peuples inconnus (1884)

“ L'Ounyoro se présente ensuite avec ses vastes plaines, basses et marécageuses, rendues impénétrables par d'interminables forêts de menus arbres, de broussailles et de hautes herbes. Quelques rares collines, d'une forme conique, ne suffisent pas à rompre la monotonie des sites.
Les bananes, les patates douces, le césame et le millet forment la maigre culture des terres.
”
Source : Gallica

Paul Bory,  A l'assaut de l'Afrique (1901)

“ Bien que situés sur le même plateau de médiocre altitude, l'Ouganda et l'Ounyoro sont deux pays très dissemblables. Les races et les produits du premier dénotent une vigueur et une abondance merveilleuses; les populations s'y pressent en groupes compacts; les paysages y sont gracieux et animés d'eaux vives et abondantes. L'Ounyoro, au contraire, est le pays des eaux stagnantes, des marécages et des rivières au cours paresseux. Les habitants sont moins vigoureux et moins intelligents.
C'est une surface d'environ trois cent mille kilomètres carrés, que l'Angleterre plaçait ainsi sous sa main.
”
Source : Gallica

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