Résumé

Portrait de Samuel White Baker Samuel White Baker Exploration du haut Nil, récit d'un voyage dans l'Afrique centrale… (1884)

Il y a un quart d'heure que nous sommes dans cette position, lorsque tout à coup retentissent les cris des trois Arabes à une certaine distance. Quelques minutes après, un effroyable craquement, accompagné des clameurs des Aggagir et du cri aigre de l'éléphant sauvage, nous annonce que la bande fond sur nous en ligne droite. Réunissant mes hommes en un groupe serré, je leur recommandé de me passer mes armes à propos, et nous attendons l'ennemi qui arrive sur nous avec la rapidité de la foudre. Tout se déchire devant
lui; la jungle tremble et s'écrase, c'est l'affaire d'une seconde.
Source : Gallica

Portrait de Samuel White Baker Samuel White Baker Exploration du haut Nil, récit d'un voyage dans l'Afrique centrale… (1884)

Même sur les bords du fleuve, à part le fourré de mimosas et les bouquets de doums qui marquent la rive, c'est toujours la plaine ardente. Et, pour franchir cette fournaise, on n'a qu'une monture exécrable. De toutes les fatigues, la plus affreuse est celle que produit le mouvement du chameau: un balancement nauséeux qui vous brise. Si, perdant patience, vous faites prendre le trot à votre bête, le supplice de la roue n'était rien auprès de ce jeu de votre épine dorsale, qui, lancée comme par un marteau de forge, vous défonce le crâne.
Source : Gallica

Portrait de Samuel White Baker Samuel White Baker Exploration du haut Nil, récit d'un voyage dans l'Afrique centrale… (1884)

Malgré la rage qui le possède, l'éléphant n'en reconnaît pas moins que le but des chasseurs est de passer derrière lui, ce qu'il évite avec une incroyable adresse. Il tourne rapidement sur lui-même, charge les trois assaillants l'un après l'autre, toujours en face de celui qui est à craindre, et répand dans l'air des nuées de sable qu'il lance avec sa trompe en jetant des cris de fureur.
Source : Gallica

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