Résumé

Portrait de Samuel White Baker Samuel White Baker Ismaïlia, récit d'une expédition dans l'Afrique centrale pour l'abolition de la traite des noirs… (1875)

La porte de la palissade fut ouverte et les bestiaux sortirent. Ils avaient une mine si farouche que je craignis, un moment, de les voir tous détaler. Je dus les confier à nos deux alliés, Sherroum et Morgian, car ils ne comprenaient pas l'arabe et n'entendaient rien aux us et coutumes des Égyptiens. Quelques sifflements et des encouragements en langue bari les calmèrent, et ils se mirent en route, escortés, sur les flancs, par les troupes, et précédés, à cent cinquante pas de distance, par une avant-garde. Le canon et les « Quarante Voleurs » fermaient la marche.
Source : Gallica

Portrait de Samuel White Baker Samuel White Baker Ismaïlia, récit d'une expédition dans l'Afrique centrale pour l'abolition de la traite des noirs… (1875)

Le sort de ces pauvres gens, désarmés et porteurs d'un riche présent, me causait la plus vive inquiétude.
Dans la nuit, la maison vide d'Abd-el-Kader fut incendiée, sans qu'on vît d'indigènes, sans hurlements, sans le moindre bruit.
Décidément Kabba-Réga se jouait de moi; il ne voulait que gagner du temps, réunir toutes les forces de l'Ounyoro et semer d'embuscades la route conduisant à la ville de Rionga.
Aujourd'hui encore, il m'est impossible de décider si Oumbogo était un ami ou un traître. Je ne l'ai jamais revu. Quant à Ramadan et à Hafiz, ils furent impitoyablement massacrés.
Source : Gallica

Portrait de Samuel White Baker Samuel White Baker Ismaïlia, récit d'une expédition dans l'Afrique centrale pour l'abolition de la traite des noirs… (1875)

Je plaçai ma main sur son coeur; il ne battait plus. Je lui étendis doucement les bras le long du corps et je lui serrai la main pour la dernière fois. J'avais perdu en lui un ami véritable! Son corps portait les traces de trente-deux coups de lance.
Le pauvre Ferritch-Baggara était couché près de lui, avec deux coups de lance dans la poitrine.
Les autres cadavres étaient ceux du tshoush, tombé près de moi, et du soldat tué sur le parapet.
La mort de Monsour nous causa un profond chagrin. Jamais homme ne fut meilleur.
Source : Gallica

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