Résumé

Henri Lorin L'Afrique à l'entrée du XXe siècle… (1901)

Au nord de l'équateur, le Soudan et le Sahara sont juxtaposés en bandes parallèles, dirigées uniformément d'ouest en est : ce sont d'abord les pays du Sénégal, du Niger, du lac Tchad, du Nil jusqu'au confluentde ses tributaires abyssins; c'est, au-dessus d'eux, le Sahara dont les limites débordent même l'Afrique, puisqu'il se continue, par delà la mer Rouge, en Arabie et même, par delà le golfe Persique, jusque sur la rive gauche de l'Indus ; seules quelques masses montagneuses, comme l'Aïr et le Tibesti, dressent à travers le désert des îlots de climat soudanien.
Source : Gallica

Henri Lorin L'Afrique à l'entrée du XXe siècle… (1901)

Dans le sud, les Portugais sont demeurés longtemps inactifs ; le cours des rivières littorales qui coulent entre Mozambique et le lac Nyassa est encore incertain ; Mozambique entre leurs mains n'a été qu'une escale sur la route des Indes ; la pénétration de l'Afrique, au départ des côtes portugaises, est dans toute l'Afrique l'œuvre de sociétés étrangères ; ici, ce sont des capitalistes et même des soldats anglais qui se substituentau Portugal, et découvrent, à quelques étapes de la côte, un pays que l'indifférence de ses souverains a laissé jusqu'à nos jours inconnu.
Source : Gallica

Henri Lorin L'Afrique à l'entrée du XXe siècle… (1901)

Les oasis sont les entrepôts de ravitaillement et les étapes de la circulation à travers le Sahara; si, toute question d'origine géographique écartée, on compare le Sahara à une mer, les oasis en sont les îles, et le chameau mérite exactement son surnom de « vaisseau du désert».
La faune et la flore sahariennes, du moins celles qui sont utiles à l'homme, sont rares en dehors des oasis ; on a remarqué que les plantes réduisent toutes leurs surfaces d'évaporation, enfoncent dans le sol des racines puissantes, poussent une tige robuste et vite ligneuse
Source : Gallica

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