H. Blaze de Bury

Élements biographiques

H. Blaze de Bury,  Revue des Deux Mondes

“ Au point du jour, Damjanich se réveille, et, voyant un étranger se frotter les yeux, ouvrir les fenêtres et demander brusquement du schnaps : « C’est mon homme, c’est Goergei ! » s’écrie-t-il, et, se levant, il lui saute au cou et l’embrasse. « Frère, poursuit Damjanich, le génie de la guerre est avec toi, tu seras général en chef et ministre. Ne t’inquiète pas de Vetter : nous le coulerons. Tu prendras Komorn, tu prendras Pesth, et tu nous réconcilieras avec le roi. Quant à moi, je marche avec mes braves à Débreczin, et je tombe à la baïonnette sur tous ces blagueurs du congrès. » ”
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H. Blaze de Bury,  Le chevalier George

“ De là un art bourgeois qui n’a jamais su produire que des portraits : la froide, rigide et vilaine peinture d’un Lucas Cranach par exemple. Si vous voulez dans Luther contempler le héros, sentir toute sa grandeur historique, envisagez le polémiste, le foudre d’opposition que sa confiance en Dieu remplit de force et de gaîté, et qui, comme Samson avec sa mâchoire d’âne, brandissant à tour de bras l’arme de sa parole, défait, renverse, assomme, tue sur son passage les bandes de l’esprit de corruption, d’ignorance et de ténèbres : un moine contre un monde ! ”
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H. Blaze de Bury,  Revue des Deux Mondes

“ Elle meurt, la douce vierge des bruyères, pour avoir un seul instant cru au trépas de celui qu’elle aimait, et la présence même de Fingal est impuissante à ramener à la vie cette ame qu’une émotion a brisée à jamais. La passion chez les races du Nord ! — quel grave et beau sujet d’étude ce serait là ! A l’énergie dans la tristesse, la musique unit la simplicité dans la profondeur ; elle porte notamment partout l’empreinte d’une force et, qu’on me passe l’expression, d’une intensité de sentiment dont on chercherait en vain des traces même chez les compositeurs de l’Allemagne. ”
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