H. Blaze de Bury

Résumé

H. Blaze de Bury Revue des Deux Mondes

Au point du jour, Damjanich se réveille, et, voyant un étranger se frotter les yeux, ouvrir les fenêtres et demander brusquement du schnaps : « C’est mon homme, c’est Goergei ! » s’écrie-t-il, et, se levant, il lui saute au cou et l’embrasse. « Frère, poursuit Damjanich, le génie de la guerre est avec toi, tu seras général en chef et ministre. Ne t’inquiète pas de Vetter : nous le coulerons. Tu prendras Komorn, tu prendras Pesth, et tu nous réconcilieras avec le roi. Quant à moi, je marche avec mes braves à Débreczin, et je tombe à la baïonnette sur tous ces blagueurs du congrès. »
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H. Blaze de Bury Revue des Deux Mondes

Arnim, lui, semble avoir eu pour tâche de mettre la musique en paroles, et de donner l’être à cette symphonie confuse de la vie somnambulique, à ces hymnes insaisissables qui traversent le cerveau du visionnaire. Achim d’Arnim en un mot, c’est presque Beethoven, avec cette différence que ses symphonies sont des romans, — ses opéras et ses cantates des contes et des nouvelles. À ses yeux, le réel n’est qu’une apparence, et lorsque tant d’autres, pour croire, ont besoin de toucher, ce qu’il voit et touche n’existe à ses yeux qu’à l’état de symbole du surnaturel.
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H. Blaze de Bury Revue des Deux Mondes

Elle meurt, la douce vierge des bruyères, pour avoir un seul instant cru au trépas de celui qu’elle aimait, et la présence même de Fingal est impuissante à ramener à la vie cette ame qu’une émotion a brisée à jamais. La passion chez les races du Nord ! — quel grave et beau sujet d’étude ce serait là ! A l’énergie dans la tristesse, la musique unit la simplicité dans la profondeur ; elle porte notamment partout l’empreinte d’une force et, qu’on me passe l’expression, d’une intensité de sentiment dont on chercherait en vain des traces même chez les compositeurs de l’Allemagne.
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