Résumé

Portrait de Henri Blaze de Bury Henri Blaze de Bury Les Bonhommes de cire, par l'auteur des "Salons de Vienne et de Berlin"… (1864)

Le lendemain, à l'heure où Lotario avait coutume d'être absent, Elisei se rendit chez la princesse, et, la trouvant seule, ne lui parla absolument que des émeraudes de la strada de Condotti.
— Ce sont des éclairs si vifs, ajoutait-il avec enthousiasme, de si flamboyantes ardeurs, que l'oeil ne saurait s'en détacher. Et la monture! vit-on jamais travail plus merveilleux ! Un tel joyau serait digne d'orner le cou d'une sainte descendant pour quelques heures des régions célestes sur la terre.
Source : Gallica

Portrait de Henri Blaze de Bury Henri Blaze de Bury Les Bonhommes de cire, par l'auteur des "Salons de Vienne et de Berlin"… (1864)

A force de voir sa pénitente à toutes les heures du jour, il la vit dans ses rêves la nuit.
Cette haleine embaumée qu'il respirait chaque matin dans les mystères du confessionnal l'enivra, et bientôt le jeune moine sentit courir dans ses veines toutes les ardeurs dont avait brûlé le coeur du prince Adriani aux premiers temps de sa passion. Seulement, cette fois, le mal paraissait sans remède. En vain Elisei apprenait par coeur tous les sonnets de Pétrarque, en vain il les récitait d'une voix à faire pleurer le marbre, la diva ne voulait rien entendre.
Source : Gallica

Portrait de Henri Blaze de Bury Henri Blaze de Bury Les Bonhommes de cire, par l'auteur des "Salons de Vienne et de Berlin"… (1864)

« Lorsque le comte fut certain que sa vengeance était accomplie, il se retira. Guarnérius, resté seul dans la chambre, s'empara de l'âme de Flaminia ; grâce à l'aide des forces de la nature, qu'il s'était soumises par la science, il la fil passer aussitôt dans le corps d'une salamandre, et sortit l'emportant dans son sein. Depuis ce jour, Nicolas Guarnérius demeure avec la salamandre, qui le console dans ses peines et le soutient dans ses mystérieux travaux. »
Beaucoup ont écrit sur lui sans le connaître ; ce qu'il y a de certain, c'est que jamais il ne se confia à personne.
Source : Gallica

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