Édouard Ourliac

Édouard Ourliac

Résumé

Portrait de Édouard Ourliac Édouard Ourliac Suzanne. Tome 2 (1840)

Le philosophe pérorait, la prunelle allumée; Il prêchait la joie d'un ton farouche, et frappait du poing sur la table en promenant sur les convives son regard enflammé; Fânfan n'osait rien dire, la dame lui écrasait le pied, et il souffrait beaucoup. «Savez;-vousune chanson à boïre? lui cria Paneingot.—- Hélas non, dit-il. »
Le philosophe crut, à son air contraint, qu'il n'approuvait pas ses discours, et, le regardant de travers : « Buvez donc, lui dit-il d'une voix furieuse.»
Source : Gallica

Portrait de Édouard Ourliac Édouard Ourliac Suzanne. Tome 2 (1840)

Il avait recueilli son frère cadet, nommé Benoît, ruiné par des entreprises , et les enfants d'un second frères, mort à l'armée. C'étaient une fille nommée Pélagie, qu'il éleva dans la maison, et un garçon qui entra au couvent sous le nom de frère Cyprien. Fanfan, déjà grand et l'esprit convenablement frotté de philosophie, se mit à songer mûrement aux moyens de déshonorer sa cousine.
M. Jérôme était pourtant dévot, et l'avait élève dans la religion; frère Cyprien lui avait vanté le service de Dieu ; mais depuis cinquante ans de beaux esprits avançaient que Dieu n'existait pas.
Source : Gallica

Portrait de Édouard Ourliac Édouard Ourliac Suzanne. Tome 2 (1840)

Ainsi fut criblé coup sur coup, à tous les endroits les plus sensibles, le coeur de ce pauvre Collinet ; les éclats redoublèrent, on l'entoura, on le prit au collet, aux revers, sous les bras, et on le traîna, bon gré malgré, jusque devant la dame du comptoir, qui souriait à ce vacarme, — De grâce, madame, voyez cette taille, cette physionomie, ce jabot flétri, ces cheveux mêlés; croyez-vous qu'il y ait là de quoi tourner l'esprit d'une jolie.fille?
Source : Gallica

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