E. T. A. Hoffmann,
Contes des frères Sérapion/trad de la Bédolière…
“ N’ai-je pas toujours eu l’idée, se disait-elle à elle-même, que M. Anselme est un jeune homme spirituel, aimable, qui peut aller loin ? Si je savais seulement qu’il eut de l’inclination pour moi ! Mais le soir ou nous allions en gondole sur l’Elbe ne m’a-t-il pas deux fois serré la main ? Ne m’a-t-il pas pendant le duo que nous chantions ensemble jeté un regard tout singulier qui m’a été jusqu’au cœur ? Oui ! oui ! il m’aime réellement, et moi ? Véronique, comme les jeunes filles le font d’habitude, s’abandonna aux doux rêves d’un joyeux avenir. ”
