Ernst Theodor Amadeus Hoffmann,
Le Pot d’or
“ Si tu as eu un rêve pareil, alors tu comprendras plus vivement toutes les angoisses du pauvre étudiant Anselme. Mais, si tu n’as jamais eu un songe de ce genre, pour nous plaire, à Anselme et à moi, enferme toi un moment, à l’aide de ta fantaisie, dans le cristal. Te voilà entouré d’un éclat aveuglant, tous les objets qui t’environnent t’apparaissent entourés des couleurs de l’arc-en-ciel, tout tremble, vacille ou chancelle dans la chambre, tu nages, sans pouvoir te bouger, comme dans un air congelé qui t’oppresse de telle sorte que l’esprit ordonne en vain au corps inactif. ”

