P.-J. Stahl,
Contes de l'oncle Jacques
(1892)
“ Or, de tous les vices le pire, au point de vue de la famille et de la société, c'est l'égoïsme. L'égoïste ne se contente pas, comme l'homme qui n'est encore que personnel, d'oublier les autres, de tout rapporter à soi, de n'être l'ami que de lui-même. On ne peut pas dire de lui que, s'il n'est pas bon, il peut n'être pas mauvais. L'égoïste est l'adversaire né de tous les sentiments généreux, de la bonté, de la charité, de la pitié, du dévouement, de tout ce qui est tendre, pur et désintéressé. L'égoïste est forcément méchant. Il est de fait l'ennemi implacable de tout ce qui lui est obstacle. ”
