Jean Renaud,
Tornades
(1944)
“ Tout était bien, et Pierre se sentait à l'aise parmi ces « Errants » et dans ce pays, dont la mélancolie était souvent à l'unisson de sa propre tristesse. Depuis son arrivée, il avait fui Kasba-Tadla, où le magasin-bistrot s'accote au dancing-lupanar. Mais il aimait le prodigienx spectacle des crépuscules d'or et de pourpre, à l'heure où les troupeaux rentrent des pâtures. Il se laissait gagner à l'influence du climat, à la magie de la lumière, dans cette région mystérieuse un peu, où le commandant assurait que, seuls, peuvent vivre les hommes forts : « Le bled tue les autres ! » ”
