Saint-Jean-de-Sébastie

Définition et enjeux

Achille Essebac Partenza… vers la beauté ! (1898)

Le Saint Jean, adolescent dont le jeune corps posé de si naturelle et charmante façon est le rameau nécessaire, la tige vigoureuse d’où s’élève, épanouie, la tendre floraison du visage d’une si tranquille harmonie ; oh ! les grands yeux noirs et profonds cueillis peut-être dans quelque immonde vicolo napolitain ; les boucles vagabondes de la splendide chevelure ; et la bouche à la fois impérieuse et aimante, et toute cette chair dont le coloris patiné par les siècles est bruni comme les membres d’un rude gars parfaitement beau, robuste et plein de santé.
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Achille Essebac Partenza… vers la beauté ! (1898)

Saint Jean, c’est le beau pâtre joueur de syrinx, nu dans la splendeur des champs napolitains ; et l’on ne voit pas dans ce corps de jeune garçon, où vont éclater brutalement tous les désirs de sa chair ardente et magnifique, le futur ascète du désert ; dans la vigueur prometteuse du gamin de quinze ans, le visage émacié et illuminé du Précurseur.
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Aloysius Bertrand Gaspard de la nuit/Édition 1895

Mais soudain gronda la foudre au haut de Saint-Jean. Les enchanteurs s’évanouirent frappés à mort, et je vis de loin leurs livres de magie brûler comme une torche dans le noir clocher.
Cette effrayante lueur peignait des rouges flammes du purgatoire et de l’enfer les murailles de la gothique église, et prolongeait sur les maisons voisines l’ombre de la statue gigantesque de Saint-Jean.
Les girouettes se rouillèrent ; la lune fondit les nuées gris de perle
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