Aloysius Bertrand, Gaspard de la nuit/Édition 1895
“ Un dimanche, à Dijon, au cœur de la Bourgogne, Nous allions admirant clochers, portails et tours, Et les vieilles maisons dans les arrière-cours ? Sainte-Beuve. — Les Consolations. J’aime Dijon comme l’enfant sa nourrice dont il a sucé le lait, comme le poète la jouvencelle qui a initié son cœur. — Enfance et poésie ! Que l’une est éphémère, et que l’autre est trompeuse ! L’enfance est un papillon qui se hâte de brûler ses blanches ailes aux flammes de la jeunesse, et la poésie est semblable à l’amandier : ses fleurs sont parfumées et ses fruits sont amers. ”
