Résumé

Aloysius Bertrand Gaspard de la nuit/Édition 1895

Un dimanche, à Dijon, au cœur de la Bourgogne,
Nous allions admirant clochers, portails et tours,
Et les vieilles maisons dans les arrière-cours ?
Sainte-Beuve. — Les Consolations.
J’aime Dijon comme l’enfant sa nourrice dont il a sucé le lait, comme le poète la jouvencelle qui a initié son cœur. — Enfance et poésie ! Que l’une est éphémère, et que l’autre est trompeuse ! L’enfance est un papillon qui se hâte de brûler ses blanches ailes aux flammes de la jeunesse, et la poésie est semblable à l’amandier : ses fleurs sont parfumées et ses fruits sont amers.
Source : Wikisource

Aloysius Bertrand Gaspard de la nuit/Édition 1895

La Chartreuse de Dijon ! le Saint-Denis des ducs de Bourgogne [11] ! Ah ! pourquoi faut-il que les enfants soient jaloux des chefs-d’œuvres de leurs pères ! Allez maintenant où fut la Chartreuse, vos pas y heurteront sous l’herbe des pierres qui ont été des clefs de voûtes, des tabernacles d’autels, des chevets de tombeaux, des dalles d’oratoires ; des pierres où l’encens a fumé, où la cire a brûlé, où l’orgue a murmuré, où les ducs vivants ont fléchi le genou, où les ducs morts ont posé le front.
Source : Wikisource

Aloysius Bertrand Gaspard de la nuit/Édition 1895

Regnault avait l’œil rouge d’un fou ou d’un damné ; Hubert était soucieux ; et la chasse toujours allait, toujours allait, claire étant la journée, par les monts et les vaux, par les champs et les bois.
Mais voilà que soudain une troupe de gens de pied, embusqués dans la baume des fées, se rua, la lance bas, sur la chasse joyeuse. Regnault dégaina son épée, et ce fut, — signez-vous d’horreur ! — pour en bâiller plusieurs coups au travers du corps de son cousin, qui vida les étriers.
« Tue, tue ! » criait le Ganelon.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature