“ LE MOREAU. Vous êtes fous ! Si M. de Sauvières nous trahissait... REBEC. Raison de plus, c’est prévu, ça ! S’il ne se conduit pas bien à la ville, s’il tourne casaque, comme on dit, nous lui fermons au nez les portes de son manoir, nous gardons ses dames et ses hôtes comme otages. Les murs sont bons, ici, beaucoup meilleurs que l’enceinte délabrée de Puy-la-Guerche, et, quand il s’agit de soutenir un siége, vive une petite forteresse bien située comme celle-ci ! Ah ! voilà mon convoi ! Je cours... SCÈNE V. — Les Mêmes, ROXANE, LOUISE, MARIE. ROXANE, sans répondre aux courbettes de Rebec. ”
Rebec
Définition et enjeux
Citations sur “rebec”
Laurent Grillet, Les ancêtres du violon et du violoncelle
“ La frise de l’arcade est remplie de petits anges délicatement sculptés ; ils sont occupés à jouer de divers instrumens, tels que l’orgue, la harpe, un instrument fait en triangle, et dont les cordes, au lieu d’être perpendiculaires, sont horizontales ; le violon [83] , le rebec à trois cordes, la vielle, la mandoline, le psaltérion, la musette, le cor, le hautbois, la flûte à bec, la flûte de Pan ou syrinx, les timbales, le luth et le timpanon. ”
Gustave Chouquet,
Le Musée du Conservatoire national de musique…
(1884)
“ On la peut attribuer à Gaspard de Salo, et nous la croyons, en effet, de ce luthier célèbre, manche excepté. (Collection du Dr Fau.) Les poches ou pochettes ont des formes très variées, mais qui permettent de les classer d'après un ordre historique et instructif. Celles qui ressemblent à un bateau long et étroit rappellent le rebec des Européens et le rebab des Orientaux ; d'autres sont coupées comme des gigues; puis, viennent celles qui reproduisent la figure des violes ou le patron du violon; enfin il faut ranger à part les pochettes de pure fantaisie. ”
Livre des célébrités contemporaines de toutes les nations ou Archives héraldiques… (1844)
“ La famille des barons de Constant-Rebecquc, dont Guillaume-Anne, qui fait le sujet de cette notice, est le chef pour la branche aînée, remonte à une ancienne famille noble originaire du pays d'Artois, où elle a possédé pendant plusieurs siècles la terre et la seigneurie de Rebecque, avec château situé entre Thérouënne et Aire, comme fief indépendant et franc-alleu qui donnait à ses sires et seigneurs rang parmi les premiers nobles de la province d'Artois. ”
Notice généalogique sur la branche de la maison Constant de Rebecque…
“ « Nous, mayeurs et échevins de la ville d'Aire, en Artois, déclarons et certifions par le présent acte, scellé et signé aux causes du dit Aire , ce dernier mai ,1575, que noble Augustin, Constant de Rebecque, fils d'Antoine, est,originaire de cette ville',..issu d'une noble et ancienne famille dite de Rebecque, pour ce qu'elle a possédé un long temps la noble terre et seigneurie, de Rebecque, de laquelle elle a été dépossédée, et icelle terre adjointe à la prévôté d'Aire, comme elle en est à présent dépendante (avec le sceau) . » ”
Notice généalogique sur la branche de la maison Constant de Rebecque… (1864)
“ Cette Maison portait : de sable à la croix d'argent. (La Roque, chap. 107.—Le Carpentier, Histoire du, Cambrèsis, vol. 2, p. 1086.) d'une illustre maison du Cambrésïs , il laissa : 1° AUGUSTIN DE REBECQUE dit CONSTANT, chef des branches de sa Maison, habitué en Suisse et en Hollande, se dévoua au service du roi Henri IV, qu'il suivit dans toutes ses expéditions, comme gentilhomme de sa chambre et comme capitaine de ses gardes. Il lui sauva la vie à la bataille de Coutras (1) . 2° JEAN-CHARLES DE REBECQUE, chef d'escadre en Zélande. 3° PIERRE DE REBECQUE dit CONSTANT, qui suit. ”
Louis-Frédéric Rouquette, L'épopée blanche (1926)
“ Venu au Canada, en 1860, il y a toujours résidé depuis : a fait connaître et aimer le nom de la France en Alberta et jusqu’aux extrémités du Nord ; une foule de noms géographiques sont français grâce à lui ; prêtre zélé, missionnaire infatigable, navigateur, géographe, explorateur, bâtisseur de villes, architecte, peintre, compositeur, écrivain, agriculteur, il est, à quatre-vingt-cinq ans, le pionnier le plus intrépide du Grand Nord. ”
Onésime Reclus,
France, Algérie et colonies
“ Ce que le temps a fait de nos lacs et de nos cascades. — Les eaux de la France vont à la mer par une infinité de ruisseaux côtiers ; par un fleuve devenu tout à fait étranger, le Rhin ; par la Meuse et l’Escaut, mi-français, mi-forains ; et par six fleuves français : la Seine, la Loire, la Charente, la Gironde, l’Adour et le Rhône. La Seine, la Gironde et le Rhône ont hors de France une très faible partie de leur bassin. ”
Sol, Claude de Rebé, archevêque de Narbonne… (1891)
“ Monseigneur Claude de Rebé, archevêque, primat et comte de Narbonne, conseiller du roi en ses conseils, président-né des Etats généraux de la province de Languedoc, ministre d'Etat, commandeur de l'Ordre du Saint-Esprit, chantre et chanoine de Saint-Jean-de-Lyon H) etc., etc., était fils de Messire Claude seigneur de Rebé, chevalier baron d'Amplepuis, de Chavigny le Lombard etc., etc., et de très noble dame Jeane de Mezé. Sa famille était originaire du Lyonnais; il naquit en 1584 (2) . ”
Gabriel Gravier,
Société normande de géographie…
(1904)
“ Et avant cela, dans la fête donnée par Honfleur, à l'honneur du Canada Normand, nous avions entendu un ministre de Québec, M. Adelarp Turgeon, saluant ainsi la vieille Normandie : « Tout bon musulman veut au moins, une fois dans sa vie, faire le pèlerinage de la Mecque. Pour les Canadiens la suprême joie c'est de faire le voyage de France. Pour moi qui suis Normand, le voyage n'aurait pas été complet si je n'avais pas vu « ma Normandie » ; car je suis natif de Beaumont. Là, reposent mes ancêtres au-delà de deux siècles. ”
Benjamin Sulte,
Histoire des Canadiens-français…
“ Des recherches, faites avec soin dans les archives, nous permettent de dire que les ancêtres des Canadiens-Français sont venus du nord-ouest de la France, c’est-à-dire de cette partie de la France qui est située entre les Pays-Bas, Paris, Bordeaux et l’Atlantique. La Normandie, le Poitou, le pays d’Aunis, la Saintonge, la Bretagne, la Picardie, l’Angoumois, paraissent avoir fourni séparément plus d’émigrés qu’aucune autre province, mais la ville de Paris en a fourni à elle seule plus qu’aucune de ces provinces. ”
Eugène Berthoud,
Mon frère et moi : souvenirs de jeunesse accompagnés de poésies d'Eugène Berthoud
(1876)
“ Ta petite sœur, HENRIETTE. Oui, la Normandie est belle avec ses falaises à pic bordant la mer, ses hautes collines toujours vertes, parées au printemps de pommiers fleuris, qui donnent à la contrée entière l'aspect d'un vaste jardin. La Seine y fait mille détours capricieux; tel qu'un voyageur sur le point de quitter sa patrie s'attarde auprès des amis qu'il ne reverra plus, ce fleuve semble s'éloigner à regret de la France; il revient sur ses pas, s'en retourne et revient encore, semant partout sur son passage la richesse, la fertilité, la beauté. ”
Louis Arnould, Revue des Deux Mondes
“ Mais nos voyages d’études nous ont convaincu que le mieux pour les Français est de demeurer dans l’Est, une fois plus près de la France, dans cette unique région toute française, qui s’appelle modestement la province de Québec, État aussi grand que la France et l’Allemagne réunies et qui contient trois belles régions de colonisation en plein essor, c’est-à-dire pour les nommer de l’Ouest à l’Est, le Temiscamingue, le Nominingue, le Lac Saint-Jean. ”
Gaëtane de Montreuil , Québec pittoresque
“ Québec, alors, revêt sa robe la plus belle : La neige sur son sein drape ses fichus blancs De gaze, de satin, d’hermine ou de dentelle, Que la bise chiffonne ou déploie en gros banes : Le soleil se fait doux à ses riches parures, Mesurant la chaleur il prodigue l’éclat, Dans un scintillement de prismes, de dorures, De rayons orangés, d’azur et d’incarnat ; Puis, la lune à son tour, vient embellir les voiles De la cité coquette. Au virginal décor Elle mêle un semis de parcelles d’étoiles, Et Québec, dans la nuit semble plus belle encor. ”
Benjamin Sulte,
Histoire des Canadiens-français…
“ C’est loin de Québec ! Le Canada, pour nous, c’est la province de Québec. « Je vais lui dire son fait, à ce joli mois de mai ! » s’écriait Lesage. Et là-dessus il rédigeait des alinéas terribles... qui ne paraissent pas avoir produit grand résultat ; car on chante toujours les délices imaginaires de notre printemps, comme si nous avions un printemps. ”
“ Hélas ! un jour l’étranger envahisseur avait mis sa main avide sur un des plus beaux morceaux de ces terres, il avait dressé dessus son château-fort. Et la Nouvelle-France s’était vue rétrécie, plus petite, plus accessible, mais encore très grande par l’étendue de son territoire ! Ah ! oui, comme Hindelang se rappelait merveilleusement bien la leçon d’histoire de M. Duvernay et de M. Rochon ! Ah ! oui, ce Canada qui, de loin, lui semblait si mystérieux, c’était cette Nouvelle-France dont l’épopée sanglante, douloureuse, sublime, l’avait tant ému ! ”
Edmond Haraucourt,
Cinq mille ans
“ Il y a quatre mille ans, une province triangulaire s’étendait vers l’Ouest de Paris, et sa pointe plongeait dans l’Océan ; les îlots granitiques de la Bretagne, au-dessus desquels nous passions, il y a quelques instants, sont les derniers vestiges de cette presqu’île, dont la portion orientale, qui attenait immédiatement au sol parisien, semble avoir été celle dont quelques documents nous attestent l’existence, la Normandie, reconnaissable encore par l’émersion de ses crêtes jurassiques. ”
Paul Morin, Héroïsmes d’antan, victoires d’aujourd’hui
“ Toute cette région, des provinces maritimes jusqu’à la vallée de l’Ottawa, des États-Unis jusqu’aux zones arctiques, cette vallée immense, peut-être la plus riche de l’Amérique, trois fois plus grande, à elle seule, que la France et la Belgique réunies, c’est la province de Québec, terre française sous un drapeau britannique, fidèle aux traditions, à la langue et à la foi de ses illustres parrains. ”
Benjamin Sulte,
Histoire des Canadiens-français…
“ Le 10 août 1655, le gouverneur-général concède à Estienne de la Fond, habitant des Trois-Rivières, un quart de lieue de terrain au-dessus de la rivière dite la Madeleine, et un quart de lieue au-dessous, de front sur le fleuve, du côté du nord, au-dessus des Trois-Rivières, et trois lieues de profondeur dans les terres, en fief, avec droits de haute, moyenne et basse justice, mouvant de Ouébec par un seul hommage, à la charge du revenu d’une année à chaque mutation de possesseur, suivant la coutume du Vexin Français enclavée de la coutume de Paris. ”
Adam Vulliet, Scènes et aventures de voyages… (1857-1859)
“ Au nord de la colonie anglaise du Canada, vous apercevez sur les cartes d'immenses espaces qui s'étendent à l'ouest de la baie d'Hudson jusque sous les glaces du pôle. Ces vastes plaines, connues sous le nom de Plaines-Boréales, Nouvelle-Bretagne, ou Hudsonie, sont à peu près partout couvertes de marécages ou de rochers arides, coupées de lacs nombreux et de rivières à la pente indécise, qui s'égarent-d'un lac dans un autre, et laissent écouler leurs eaux dans plusieurs directions différentes et opposées. Vers le nord, les arbres ne peuvent plus croître ”
Jules Barbey d’Aurevilly,
Gil Blas
“ Alors, il y avait en Normandie — la solide Normandie, où les hommes, robustement organisés, gardent mieux qu’ailleurs la possession d’eux-mêmes, — une famille de seigneurs venue de Bretagne, vers 1400, et devenue, depuis plusieurs générations, terriennement normande. ”
Gérard de Nerval,
Œuvres complètes de Gérard de Nerval
“ Au point où l’Île-de-France, le Valois et la Picardie se rencontrent, divisés par l’Oise et l’Aisne, au cours si lent et si paisible, il est permis de rêver les plus belles bergeries du monde. La langue des paysans eux-mêmes est du plus pur français, à peine modifié par une prononciation où les désinences des mots montent au ciel à la manière du chant de l’alouette... Chez les enfants, cela forme comme un ramage. ”
Eugène Réveillaud, Histoire du Canada et des Canadiens français
“ Tel quel, je soumets mon livre à l’attention bienveillante du public heureux s’il contribue à fortifier le courant d’affection et de sympathie qui doit unir notre vieille France d’Europe à cette terre du Canada qui fut si longtemps appelée « la Nouvelle France » et qui est encore aujourd’hui (et sera probablement toujours) en dehors de la mère-patrie, l’agglomération la plus importante d’hommes de notre langue et de notre sang ! indigènes, combat heureusement les dangers que notre civilisation porte avec elle et qui conduiraient bien vite à la disparition de ces peuples enfants. ”
Louis-Frédéric Rouquette, L'épopée blanche (1926)
“ De Québec à Montréal, c’est tout autrefois qui subsiste et qui passe avec la voix des cloches.Et de clocher en clocher, de cime en cime, le vol de la race s’élargit ; c’est le parler du vieux pays que l’on entend de Winnipeg à Edmonton, de Calgary à Grouard ; au bord des lacs, sur la rive des fleuves, au cœur de la prairie en fleurs, sur la pente des monts, c’est la civilisation française qui vibre et qui vit, gesta Dei per Francos ! ”
Édouard Lecompte, Catherine Tekakwitha
“ C’est ainsi que la Nouvelle-France comme la capitale de l’Ancienne, voient éclater la gloire, l’une d’une pauvre Fille sauvage, et l’autre d’une Bergère, au-dessus de celle de tant d’hommes Apostoliques, de Martyrs et d’autres Saints de toutes les conditions ; Dieu voulant sans doute, pour notre instruction et pour la consolation des humbles, glorifier ses Saints à proportion de ce qu’ils ont été petits et obscurs sur la terre. ”
Joseph Dupont, Cours de géographie. Les Cinq parties du monde et la France… (1893)
“ L'industrie, peu développée sur le massif armoricain, est florissante dans la partie de la région qui appartient au bassin de Paris. 337. La région de l'ouest comprend 6 provinces : la Normandie, le Maine, la Bretagne, l'Anjou, la Touraine et le Poitou. NORMANDIE, capitale ROUEN 338. La Normandie se compose de vastes plaines et de plateaux à l'est, de collines boisées à l'ouest et au sud. A l'exception de l'Huisne et de la Sarthe, toutes les rivières normandes, la Risle, la Touques, la Dives, l'Ot-ne, la Vire, etc., portent leurs eaux à la Manche. ”
Eugène Réveillaud, Histoire du Canada et des Canadiens français
“ Car des côtes du Labrador, des anses du Cap-breton et de la presqu’île d’Acadie jusqu’aux Montagnes Rocheuses, et de l’embouchure du Mississipi jusqu’à l’Océan Pacifique, tout cet immense territoire, que peuplent aujourd’hui plusieurs millions d’hommes et qui, avant la fin de la présente génération, en comptera peut-être une centaine, appartenait à la France par droit de découverte et de première occupation. ”
Joseph-Marc-Octave-Antoine Lebel,
La métisse
“ Si tous les Canadiens, de quelqu’origine qu’ils fussent, se réjouirent de cette victoire remportée sur les puissants Germains, Ce fut, partant des plus lointaines concessions de la province de Québec jusqu’aux rivages déserts de la Baie d’Hudson, un bravo, formidable. La France qui, pendant quelques années avait un peu perdu de son éclat dans les cœurs français du Canada, retrouvait du coup tout son immense prestige. ”
G. Bruno,
Le Tour de la France par deux enfants
“ Un grand homme de l’Amérique disait : — Si l’on demande à quelqu’un quel est le pays qu’il aime le mieux, il donnera d’abord le sien : mais si on lui demande ensuite quel est le pays qu’il voudrait avoir comme seconde patrie, il nommera la France. — Père Guillaume, demanda encore Julien, y a-t-il de bonnes terres en Normandie ? — Je le crois bien, petit. La Normandie est l’un des sols les plus fertiles de la France. Nous avons des prairies sans pareilles, où les nombreux troupeaux qu’on y élève ont de l’herbe jusqu’au ventre. ”
Benjamin Sulte,
Histoire des Canadiens-français…
“ Le groupe des Trois-Rivières, beaucoup moins nombreux que celui de Québec, ne présente qu’une courte liste de colons. Les premiers noms qui figurent au registre sont ceux des hommes décédés du mal-de-terre : 1635. 6 février, Jean Guiot dit Négrier, du bourg de Chambois, évêché de Sée, Normandie. 6 mars, Pierre Drouet, charpentier, de l’évêché de Rouen. 9 mars, Isaac Lecomte, tailleur d’habits, de Lintot, évêché de Rouen, calviniste converti depuis son arrivée au Canada. 23 mars, Guillaume Née, marié en la paroisse de Saint-Georges de l’archevêché de Rouen. ”
Eugène Réveillaud, Histoire du Canada et des Canadiens français
“ D’autre part, tous les couvents de nonnes parlaient de se déverser sur le Canada. Carmélites, Ursulines, Visitandines, Hospitalières suppliaient « qu’on leur donnât part aux souffrances qu’avaient à endurer les missionnaires parmi les nations sauvages. » — « Il faut que vous sachiez, écrivait l’une de ces religieuses à un Père jésuite, que la Nouvelle-France commence d’entrer dans les esprits de plusieurs personnes... Hélas ! que diriez-vous, mon Révérend Père, si la divine Majesté disposait les affaires en sorte que nous eussions bientôt le courage et le moyen de vous aller trouver. » ”
