Edmond Haraucourt

Edmond Haraucourt

Résumé

Portrait de Edmond Haraucourt Edmond Haraucourt Cinq mille ans

Nul d’entre vous, messieurs, n’ignore que la régression de ceux qu’on appelait jadis la race blanche correspondait sensiblement aux progrès de la race jaune, et que la croissante infécondité de l’une se trouvait condamnée à mort par la fécondité de l’autre. L’invasion de celle-là par celle-ci était donc fatale et nécessaire ; bien plus, elle était due : la terre et le droit d’y vivre appartiennent à ceux qui vivent, non à ceux qui meurent ; quand une race est finie, une autre prend sa place.
Source : Wikisource

Portrait de Edmond Haraucourt Edmond Haraucourt Cinq mille ans

Mais au-dessus de tout, mesdames, ils adoraient le principe féminin, représenté à l’infini, sur tous les murs et dans tous les coins de leurs temples, par l’image d’une femme jeune, qui porte ou allaite un enfant, symbole de la fécondité. En cette déesse, dressée sur tant d’autels et préséante à tout, on ne peut hésiter à reconnaître une transformation de Vénus et d’Isis ; son nom d’ailleurs, prouve sa parenté, ses origines helléniques : elle est le Chreiston, ce qu’il y a de meilleur, et elle donne son nom à l’ensemble des mythes auxquels elle préside, à la religion tout entière
Source : Wikisource

Portrait de Edmond Haraucourt Edmond Haraucourt Cinq mille ans

Le sentimentalisme des peuples est en raison directe de leur débilité. Un tel état d’esprit, lorsqu’il devient endémique, doit être considéré par la science comme un symptôme morbide, attestant que la race, déjà névrosée, entre dans son déclin et vise à son trépas : fort touchant à voir, je l’avoue, et fort poétique à chanter, cet émoi généreux du cœur peut réjouir les moralistes et les poètes, mais il effraie les biologistes qui remontent à l’origine des manifestations vitales, et sous le bien superficiel vont découvrir le mal profond.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature