Résumé

Auguste Petit Louis Bertrand, souvenirs de Dijon… (1865)

Et dans le ciel de l'art, que d'astres vite disparus en laissant après eux un long sillon de lumière ! Michalon, Géricault, Maria Malibran, Léopold Robert, Papety, Rachel : - brillante pleïade digne à jamais de regrets ; artistes d'élite qui, dans des genres et à des degrés divers puisant aux sources les plus pures de l'Idéal et du Beau, versèrent sur la toile ou sur la scène, avec les trésors de l'étude et de l'inspiration, les poétiques tristesses de leur âme passionnée !
J'en passe, Messieurs ; mais, après ces derniers noms, je ne puis ajouter, comme le poète : et des meilleurs !
Source : Gallica

Auguste Petit Louis Bertrand, souvenirs de Dijon… (1865)

Encore un printemps ! encore un rayon de soleil de mai au front du jeune poète parmi le monde, au front du vieux chêne parmi les bois!
Paris, 11 mai 1836.
Sans prétendre exagérer l'importance de ces petits tableaux, ne doit-on pas être frappé du charme qu'ils reflètent, de la légèreté de la touche, du choix des images, de la délicatesse des ornements qui les distinguent? Ce ne sont pas des vers, il est vrai; la rime manque à ces strophes cadencées; mais la poésie ne manque pas à la pensée qui les a dictées.
Source : Gallica

Auguste Petit Louis Bertrand, souvenirs de Dijon… (1865)

Maître Ogier roulait sur ses doigts d'un air embarrassé la corne de son bonnet. Charles VI hocha tristement la tête, et serrant la main au bourgeois de Paris : — Vous êtes un preud'homme ! soupira-t-il.
Voici enfin deux pages qui termineront ces extraits de Gaspard de la Nuit. Empreintes d'une tristesse et d'un sentiment vrais, elles semblent révéler chez le jeune
poète comme le pressentiment d'une fin prochaine, et les poignantes atteintes du mal qui devait bientôt l'emporter: Lep Léprenx.
Source : Gallica

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