John Ruskin,
Les Matins à Florence
“ Peu importe, en somme, qu’une œuvre soit de Simone de Sienne ou de Lippo Memmi, de Cimabue ou de Duccio, si la même flamme de charité et de génie qui brûlait le cœur de l’un vivifiait aussi l’amour de l’autre. Hésiterez-vous un instant entre le critique érudit qui s’est usé les yeux à déchiffrer de vieux textes, concernant des œuvres qu’il ne peut plus voir, et le maître génial qui s’est usé le cœur à chérir le même Dieu qui inspira l’artiste et qui, de cette cime, nous crie sa pensée, à travers le brouillard, comme un guide hélant un voyageur perdu ? ”
