Arnold Goffin

Résumé

Arnold Goffin Julien Dillens (1919)

« Une œuvre suffit à la vie et à la gloire d'un artiste !. » disait Rodin à Dillens. Et, sans doute, malgré ses succès et les travaux qui perpétueront son nom, celui-ci est-il mort en songeant que cette œuvre, qu'il portait en lui, depuis l'adolescence, la vie ne lui avait pas donné de l'accomplir. Mais, à combien d'artistes la vie, avec ses nécessités, ses duretés et ses indifférences, accorde-t-elle de réaliser la conception la plus chère de leur pensée ?.
Source : Gallica

Arnold Goffin Julien Dillens (1919)

C'est une jeune femme nue, la tête échevelée, accroupie, appuyée sur une main, dans une pose de perplexité et d'attente, et dont la physionomie très caractérisée, laide et vulgaire, semble exprimer à la fois la résolution et l'anxiété. La facture du jeune corps est admirable : c'est la palpitation et la souplesse rayonnante de la vie, dans une liberté d'exécution où l'on sent vibrer la joie de l'artiste aux prises avec l'œuvre première dans laquelle il voudrait faire passer tout ce qui bouillonne en lui d'inspiration et de volonté.
Source : Gallica

Arnold Goffin Julien Dillens (1919)

Le rêve persistant de Dillens, et auquel le sort ne permit jamais qu'une satisfaction restreinte, c'était l'exécution de vastes ensembles sculpturaux. Il lui eût fallu de larges espaces où déployer sa science du relief et du pittoresque ; des édifices au fronton desquels faire se profiler la silhouette fastueuse des statues et des trophées ; des parcs avec leurs quinconces, leurs fontaines et leurs pièces d'eau dont il aurait achevé la beauté mobile et animée par l'immobile beauté de marbre ou de bronze d'images de réalité ou de chimère.
Source : Gallica

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