Résumé

Histoire financière de l'Egypte depuis Saïd Pacha 1854-1876 (1878)

Si j'ai insisté sur la haute personnalité du khédive et sur celle du ministre des finances selon son cœur, Ismaïl Pacha Sadik, c'est qu'en Orient, pays d'absolutisme, la volonté du maître est tout, explique tout, et devient la cause première, efficiente, ou finale, de tout bien comme de tout mal. Donc, tant vaut le maître, tant valent l'administration, les finances et le crédit de l'État.
Source : Gallica

Histoire financière de l'Egypte depuis Saïd Pacha 1854-1876 (1878)

J'ai hâte d'arriver à Saïd Pacha.
A l'avènement de ce prince (14 juillet 18S4) , les fellahs respirèrent comme au sortir d'un long cauchemar. La terreur qu'inspirait Abbas Pacha avait étendu un voile de tristesse sur l'Egypte ; on ne pouvait que gagner au change. L'humeur facile et enjouée du nouveau vice-roi était, du reste, connue; et, si sa jeunesse n'avait pas été exempte des accès de colère traditionnels dans la lignée directe de Méhémet-Ali, l'odieux des actes qui en avaient été la conséquence retombait sur son entourage; bien plus que sur lui-même.
Source : Gallica

Histoire financière de l'Egypte depuis Saïd Pacha 1854-1876 (1878)

La méfiance légitime et le profond ressentiment qu'en avait conçus le viceroi, habilement entretenus par des intrigues et par des commérages de cour, restaient aussi vifs qu'au premier jour. Une situation aussi délicate commandait la plus grande réserve. MM. Oppenheim l'observèrent, se bornant à surveiller le terrain de la lutte et à étudier les compétiteurs, qui ne manqueraient pas de se présenter.
Le plus sérieux fut M. Cernuschi, à qui le succès du relèvement de l'emprunt de la daïra (1866) avait fait une auréole dans l'esprit du vice-roi.
Source : Gallica

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