Paul Merruau

Élements biographiques

Paul Merruau,  Revue des Deux Mondes

“ Sydney est devenue, en moins de cinquante ans, la capitale d’un empire nouveau, puissant déjà par l’homogénéité et par l’énergie de la race qui le peuple. Ce n’est comme on l’a dit, un monde décrépit en naissant ; c’est un état qui, à son origine, possède, avec toute la vigueur de la jeunesse, l’expérience du vieux continent. Les douleurs au milieu desquelles la société européenne a enfanté la civilisation et s’est émancipée lui sont épargnées. ”
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Paul Merruau,  L’Égypte sous le gouvernement de Mohammed-Saïd-Pacha

“ Le palais Bar-el-Béda, qu’il a fait construire sur la route de Suez, en plein désert ! — un palais sans eau, qui se dresse dans la solitude, comme le muet témoin d’une existence inutile, souillée, et d’une mort tragique, — frappe le voyageur à la fois d’étonnement et d’une sorte de crainte. L’imagination se représente cet édifice hanté par l’esprit inquiet et énervé de son fondateur, un cœur trop peu énergique pour avoir fait beaucoup de mal, un esprit trop inculte pour avoir fait aucun bien. ”
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Paul Merruau,  Revue des Deux Mondes

“ Ainsi l’on pourrait arriver un jour dans les anciens pays d’esclavage à former une population rurale attachée à la terre qu’elle posséderait et cultiverait, disposée à l’améliorer, à la défendre, dévouée à la patrie commune en reconnaissance de la liberté qu’elle en a reçue. Ce serait le plus puissant moyen de moraliser cette population, de régulariser ses mœurs, de lui donner le goût de la famille et d’en faire un jour une race bien ordonnée, vivant dans une atmosphère de principes honnêtes, forte au moral, comme elle est robuste au physique. ”
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