Résumé

Paul Merruau La Marine militaire de la Russie…

A chacun son rôle ; l’artillerie engage l’action, et si elle n’en amène pas le dénoûment, l’éperon porte le coup de grâce : c’est le poignard de miséricorde. Dans un premier moment d’engouement, les Russes avaient fait construire en Angleterre un bâtiment à deux éperons, l’un à l’avant, l’autre à l’arrière. Ils n’ont pas persévéré dans cette voie d’exagération, qui, dans tous les cas, eût rendu le voisinage d’un tel navire excessivement dangereux dans une escadre. Il ne faut pas jouer avec une arme pareille. L’escadre russe en avait senti le péril dans ses exercices de 1869.
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Paul Merruau La Marine militaire de la Russie…

L’Angleterre surtout est travaillée par ce besoin d’innovations. Sa flotte, toujours très puissante, est comme une carte d’échantillons. On y compte au moins un modèle de tous les types connus depuis l’origine des bâtimens cuirassés. Malgré le nombre, malgré la force de ses vaisseaux blindés, elle se présenterait au combat, dit un officier de la marine anglaise, comme une cavalerie composée de toutes les montures imaginables, « dromadaires, mulets, chevaux, éléphans, » et contre une force inférieure, mais homogène, bien armée et « bien montée, » elle pourrait avoir le désavantage.
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Paul Merruau La Marine militaire de la Russie…

Il est inutile de dire que la guerre de 1870 a cruellement atteint notre marine. On lui a tout emprunté : approvisionnemens, artillerie, équipages, et, les épargnes de la France ayant été dépensées pour sa rançon, c’est à peine si notre flotte a dans ce moment le nécessaire. Or, à l’époque où nous vivons, une marine ne peut rester stationnaire ; chaque jour, une invention nouvelle, une application perfectionnée des forces de la nature, modifient la construction de nos navires. Nous avions un matériel construit sur le type amélioré de nos premiers cuirassés.
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