Résumé

L. Buloz Le Combat naval de Lissa et la Marine cuirassée

« Allez donc dire à ce peuple qui, dans sa folle vanité, croit ses marins les premiers du monde, qu’avec les trois cents millions dont nous avons grevé sa dette, nous n’avons su lui préparer qu’une escadre incapable de combattre les Autrichiens ! Il nous lapiderait ! Qui donc a jamais parlé de la marine militaire de l’Autriche autrement qu’avec dérision ? Si l’amiral Tegethof refuse le combat, opérons une descente sur la côte, enlevons Lissa d’un coup de main. Lissa, à cinquante milles au sud-est d’Ancône, par sa position centrale dans l’Adriatique, nous donnera la domination de cette mer. »
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L. Buloz Le Combat naval de Lissa et la Marine cuirassée

Ah ! comme les hommes au cœur de diamant, les Anglais diraient dogged heart, vont respirer et se mouvoir dans cette atmosphère pleine de foudres ! On le voit, une triple loi s’impose d’elle-même à la construction navale : le navire de combat veut une grande vitesse, une évolution rapide, et un éperon pour frapper l’ennemi au-dessous de la cuirasse.
Nous devons le faire remarquer, le coup de bélier du Max exerce malgré nous une sorte de fascination ; mais la circonstance était extraordinaire, et l’amiral Tegethof a eu une chance inouïe dont il a su habilement profiter.
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L. Buloz Le Combat naval de Lissa et la Marine cuirassée

L’Angleterre, entraînée, malgré elle, dans une voie qu’elle n’a pas ouverte, qui lui est odieuse, car elle menace de réduire à néant la colossale marine en bois dont elle était si fière, ne sait encore que se traîner à la remorque de nos inventions ; le génie de la construction navale de guerre, faut-il dire aussi de l’artillerie ? semble lui faire défaut ; elle gaspille les millions par centaines sans rien produire qui lui soit propre et qui la satisfasse ; elle hésite entre le monitor et la frégate cuirassée, elle n’ose même constituer définitivement sa force navale.
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