Henri Rivière,
Les Derniers marins du règne de Louis XIV
“ Quand il n’est plus qu’à quelque distance, il feint tout à coup de plier. Le Cumberland, trompé, le poursuit, mais au même instant Du Guay-Trouin revient sur lui, et engage dans ses grands haubans le beaupré du vaisseau anglais. Ce mouvement inattendu et plein d’audace rend inutile toute l’artillerie du Cumberland pendant que celle du Lys peut au contraire l’enfiler de bout en bout. En effet, les matelots, qui se sont relevés, courent à leurs fusils, à leurs pièces chargées de mitraille, et jonchent le vaisseau ennemi de morts et de blessés. ”
