Résumé

J. Layrle Revue des Deux Mondes T.100, 1872

Une nation qui, pour le commerce, occupe le troisième rang et ne reconnaît d’autre supériorité sur mer que celle de l’Angleterre et des États-Unis, ne saurait s’effacer au point de refuser une protection efficace à sa flotte marchande. Les temps où l’escadre prussienne ne songeait qu’à s’abriter derrière les défenses naturelles de son littoral doivent être oubliés comme des souvenirs fâcheux pour sa marine.
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J. Layrle Revue des Deux Mondes T.100, 1872

Est-ce en Allemagne que l’on peut espérer trouver réunies sur un seul point toutes ces conditions favorables ? Sur quelle côte de la Mer du Nord ou de la Baltique chercher une plage semblable à celle d’Eupatoria ? Le littoral de la Mer du Nord est une terre basse devant laquelle il faut, pour trouver une eau profonde, attendre les heures des marées et utiliser de nombreux amers qui, une fois enlevés, comme ils le sont au début des hostilités, ne permettent plus aux marins de naviguer avec sécurité au milieu de passes sinueuses.
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J. Layrle Revue des Deux Mondes T.100, 1872

II De toutes les opérations militaires qui peuvent être confiées à la marine, il en est une contre la tentation de laquelle on ne saurait trop mettre en garde l’élan guerrier du pays ; nous voulons parler de l’attaque à diriger par une escadre sur des forts ou des batteries. Si ces forts ou ces batteries ne masquent pas un arsenal important, s’ils n’abritent pas la flotte ennemie ou si la destruction de ces forts ne doit pas être suivie d’un débarquement, d’une occupation militaire, l’opération ne peut avoir qu’un résultat funeste.
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