Résumé

L'Egypte et sa réforme judiciaire… (1875)

L'Europe n'est-elle pas en droit de répondre au gouvernement égyptien qu'il a pris une mauvaise voie, et qu'en se montrant si peu soucieux de sa dignité, si peu enclin à l'esprit d'équité, il s'est rendu indigne de tenir en main le sceptre de la justice.
Pour sortir de l'impasse où cette odieuse tactique a placé les intérêts de nombreux nationaux, la France, bien qu'on ait calculé son affaiblissement, a encore assez de force pour imposer à l'Egypte la nomination d'une commission mixte.
Source : Gallica

L'Egypte et sa réforme judiciaire… (1875)

Est-il possible d'établir dans un pays une bonne organisation judiciaire sans une bonne organisation administrative, sans de sages institutions politiques, sans établir l'ordre dans les divers services publics ?
Le Vice-Roi d'Égypte a un pouvoir sans limites. Il n'a d'autre règle que sa volonté, et cette volonté est sans obstacles. Tout plie et se courbe devant elle. Son autorité est tellement puissante et absolue, elle peut s'exercer d'une manière si directe et si arbitraire, qu'il est impossible d'atteindre au fonctionnement satisfaisant d'une justice placée sous une pareille dépendance.
Source : Gallica

L'Egypte et sa réforme judiciaire… (1875)

Les capitulations reconnaissent la compétence exclusive des tribunaux consulaires dans les procès entre étrangers.
La convention et le règlement d'organisation judiciaire, retirent cette compétence aux consuls, pour l'attribuer exclusivement aux futurs tribunaux !
Quel intérêt y a-t-il pour le gouvernement à attirer à lui ces sortes de procès? On comprend qu'il se préoccupe de la situation faite aux indigènes ; mais en quoi le regardent les relations entre Européens. Dans ce cas, il ne peut pas dire que c'est un retour aux capitulations : C'en est bien la violation formelle et flagrante.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature