Résumé

L. de Maillard de Marafy La réforme judiciaire en Égypte devant l'Assemblée nationale… (1875)

Eh bien! la France n'a pas un seul juge de sa nation dans le tribunal de première instance d'Alexandrie, malgré ses 20,000 ressortissants.
En revanche, la Suède, qui ne compte qu'un seul ressortissant, aura un juge. La Belgique, qui n'a à protéger que cinq nationaux, aura trois juges. La Hollande, représentée à Alexandrie par une seule famille, aura trois membres du parquet !
Voilà « le droit naturel et l'équité » tels que l'entendent, sans doute, les rédacteurs des Codes de la Réforme « dans « le silence, l'obscurité ou l'insuffisance de la loi. »
Source : Gallica

L. de Maillard de Marafy La réforme judiciaire en Égypte devant l'Assemblée nationale… (1875)

Si le Gouvernement français ne désire pas la Réforme; s'il ne l'accepte que parce qu'il croit y être contraint — en quoi il se trompe; - s'il pense enfin que laisser la fortune de nos nationaux à la merci des nouveaux tribunaux, c'est la mettre à la discrétion du Gouvernement local, comment s'expliquer que l'Exposé des Motifs déverse le blâme sur ceux que cette perspective épouvante, et surtout présente comme un progrès l'instrument de spoliation imaginé par les juristes de la Citadelle?
Source : Gallica

L. de Maillard de Marafy La réforme judiciaire en Égypte devant l'Assemblée nationale… (1875)

Qui pourrait supposer, en effet, avant d'avoir habité longtemps Je pays, avant de s'être meurtri aux rouages de son administration, avant d'avoir mesuré par des relations prolongées avec l'indigène l'abîme qui nous sépare du monde musulman, qui pourrait supposer que le vernis de civilisation dont les yeux de l'Européen sont frappés, n'est qu'un décor, qui ne laisse plus aucune illusion dès qu'on approche de trop près.
Or, il arrive toujours, en Egypte, un moment où l'homme laborieux, ayant créé quelque chose, excite des convoitises.
Source : Gallica

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